Justice League Etats-Unis 2017 – 121min.

Justice League

Critique du film

Justice League

Théo Metais
Critique du film: Théo Metais

Une force apocalyptique menace l’humanité. La bête noire se prénomme Steppenwolf et, épaulée par son armée de Paradémons, il tentera de réunir les Mother Box afin de faire régner le chaos. Programme dantesque, mais après le sacrifice de Superman, Bruce Wayne retrouve miraculeusement foi en sa mission de super-héros. Et afin de sauver le monde mais aussi pour honorer la promesse sur laquelle nous nous étions arrêtés en 2016, Batman et Wonder Woman s’échinent à recruter une ligue de méta-humains. Agrémentée de The Flash, Cyborg et Aquaman, l’Agence Tous Risques reprend donc du service.

Pour une énième adaptation de l’univers DC Comics, La Ligue des Justiciers et le dessin démoniaque de Steppenwolf est d’une paresse étonnante. Toujours en dilettante, l’univers Comic diffuse une réflexion sur la place de l’homme et la nécessité d’un sauveur. On retrouve aussi une vision du capitalisme industriel, de la mégapole, et du pessimisme technologique. Autant de sujets avant-gardistes qui au 20ème siècle forgeaient la gloire des Comics originaux mais qui en 2017 ne peuvent suffire à créer des oeuvres originales. D’autant que visuellement et philosophiquement le tout est traité d’une manière purement récréative.

Botoxé d’effets spéciaux gargantuesques, de jeux d’acteurs surfaits et de niaiseries à la chaîne dans les dialogues, la facture est presque drôle. Malheureusement ce second degré est trop maladroit pour être intentionnel. Toujours est-il que Justice League est une filiation cohérente avec le volet précédent. Le film profite d’une galerie de personnage distrayante. The Flash et Aquaman font une entrée honorable dans la saga et trouveront sans nul doute un écho favorable auprès d’un jeune public. Pour autant, Batman et Superman traversent un champ de ronces et perdent leur crédibilité au fil des adaptations. Enfin, il y quelques vues de Gotham. Trop fades pour satisfaire les mélancoliques de Frank Miller, elles sauront néanmoins chatouiller de vieux souvenirs.

Après l’hécatombe critique de Batman v Superman, Justice League ne saura être un coup de polish suffisant pour redorer l’enseigne Zack Snyder. Comme souvent, le film souffre d’avoir voulu trop plaire. Réussir le pari de s’adresser aux aficionados comme aux nouveaux venus est une atlantide merveilleuse. Mais il eût-fallu plus d’ambitions, de direction et d’écriture. Le film reste néanmoins le produit d’une industrie qui maîtrise ses Blockbusters et le résultat n’est pas si lamentable.

17.11.2017

3

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seemleo

Justice League est une grosse machine paralysée qui n'ose pas se lâcher scénaristiquement parlant. On sent bien les liens qui retiennent les auteurs : peur de décevoir les fans, peur que le grand public n'adhère pas, peur d'être banal. Par manque de travail et certainement de talent, la montagne Warner Bros accouche d'une souris. L'univers de DC est intéressant et pourtant la transposition à l'écran est totalement ratée. Cela démarre mal car l'intrigue est quasi inexistante avec un "méchant" sans consistance qui agit sur la base d'un mobile fumeux. On égrène les personnages anciens et nouveaux autour de la menace émergente.
C'est léger, proche de la série Z, sans contenu et longuet. Même les quelques tranches d'humour ramenées par Flash se perdent dans la médiocrité ambiante.

Le dernier Marvel surfe largement au dessus de cet ersatz sans âme.

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Justice League 1

georges511

sincèrement je pense comme a dit quelqu'un que l' immense fautif au ratage relatif de cette œuvre n'est autre que le studio Warner et personne d'autre.

J'ai été quelque peu désarçonné lors de la découverte de ce film car autant j'avais crié au GéNIE avec MAN OF STEEL ,Batman vs Superman et n'oublions pas le chef d'œuvre qui va rester à mon humble avis l'œuvre maîtresse et pour longtemps encore j'ai nommé..........WONDER WOMAN!!!!!!!!!!!!! VIVE PATTY JENKINS VIVE GAL GADOT ET TOUT L'ENSEMBLE DE LA DISTRIBUTION, autant là j'ai eu l'impression bizarre que l'œuvre en elle même n'est de loin pas la catastrophe ou mauvaise comme les critiques adorent le rappeler mais que l'ensemble sent malheureusement un peu beaucoup comme les films AVENGERS c'est à dire des œuvres sans rien au dedans à part des surenchères dans les effets spéciaux,les décors(on parle ici et là de plus de 300-400 millions de dollars pour ce justice league et je voudrais finir mon analyse par cette phrase assassine mais oh combien réfléchie:
TOUT CET ARGENT ,CETTE DéBAUCHE DE MOYEN POUR çA(le dernier mot(ça, est un clin d'œil au film que j'ai adoréééééééééé et qui a coûté 100 fois moins .....prenez en de la graine les gens de Disney,warner et autres studios à superproductions et revenez aux fondements de que qu'est le cinéma.

Vous devriez revoir les œuvres du siècle passé et vous en inspirer tous et toutes car là nous avions le rêve qu''aujourd'hui je ne retrouve plus ou si peu dans une salle obscure.

Je pense sincèrement que les studios doivent faire preuve de bon sens et arrêter de dépenser à tout va pour s'en mettre plein les poches et rien d'autre .

Je pense aux studios comme Disney,Warner,Paramount,et j'en passe qui prennent les cinéphiles pour des vaches juste bonnes à être traites(tondues avec leurs 3d de merde et des réalisations qui au fil du temps ne font que se cloner les unes aux autres.

Vivement les AVATARS de mr CAMERON afin qu'il mette un terme définitif à ces lunettes 3d de merde, et qui sait à cette foutue taxe de 3 CHF) qui ne sont bonnes qu'à 1 chose détrousser encore et encore les cinéphiles et les dégoûter d'aller au ciné.

Enfin de compte la majorité des gens se ruent sur le streaming et je les comprend à fond vu que l'industrie quasi totale du ciné nous prend pour des cons et rien d'autre.

CQFD
ABE

Dernière modification: November 24, 2017 14:52

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Justice League 4

vincenzobino

3.5: Le pacte des loups
Superman disparu, Luthor emprisonné: Bruce Wayne et Diana ne savent plus trop à quel saint héros se vouer. Mais lorsque Steppenvolves menace de s'emparer de 3 pierres sacrées assurant la survie de leurs mondes respectifs (Amazones, Atlantis et Terre), il est temps pour notre duo de former une équipe de choc. Et rien de tel qu'un Cyborg, un Flash et un Aquaman comme postulants. Mais le monde peut-il se passer de son kryptonien adulé?
Après une catastrophique année 2016 cinématographique, DC se devait de remonter la barre pour nous offrir le niveau de la trilogie Dark Knight et Man of Steel. Or, les nombreuses annonces passées et la campagne marketing proposées ne présageaient rien de bon. L'on fut rassuré par Wonder Woman qui eût l'excellente idée de rester sur une seule époque. Il fallait pouvoir sauver les meubles sur cette réunion annoncée. Et la mission est quasi remplie.
La première heure est je pense trop basique: pas assez d'approfondissement sur les nouveaux venus, et aucune réponse apportée aux deux mystères en suspens de Batman vs Superman, l'indice visuel du dernier opus précité ne laissait aucune place au doute quand au sort de Clark.
Et la seconde heure sauve ces meubles: par une astuce quand au retour de Superman. Mais surtout, par une vraie séquence de super-héros digne de DC qui rappellera l'un des épisodes phares de Smallville où Cyborg, Aquaman et Flash étaient présents.
Il ne manque qu'un membre et la seconde séquence post-générique (tout à la fin) nous le rappelle.
Ça castagne bien, la musique de Danny Elfman (oui!!!) rappelle la genèse de Batman et Flash est toujours aussi hilarant. Plaisir non boudé. Se laisse donc tout à fait voir

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Justice League 3

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