CH.FILM

Keeper Belgique, France, Suisse 2015 – 95min.

Critique du film

Keeper

Critique du film: Geoffrey Crété

Maxime et Mélanie ont 15 ans. Ensemble, ils explorent l’amour et le sexe. Jusqu’au jour où Mélanie découvre qu’elle est enceinte. D’abord déboussolé, Maxime accepte l’idée de devenir père et convainc Mélanie de garder l’enfant pour l’élever ensemble. Mais la mère de celle-ci s’oppose à leur décision, et ce choix pèse peu à peu sur les deux adolescents.

Guillaume Senez a certainement conscience que le sujet de son premier film, centré sur un adolescent qui affronte la grossesse de sa petite amie, est risqué car galvaudé. Il vise donc juste, et sans détour : dès la première scène, il aborde sans fard la sexualité de ses protagonistes ; dès la deuxième, il lance l’enjeu de la grossesse. Plus proche des frères Dardenne que Juno avec Ellen Page, Keeper tente ainsi de résumer l’expérience de ses protagonistes de manière réaliste, sobre et sincère, en cherchant l’équilibre entre la naïveté des deux adolescents et la brutalité des sentiments révélée par la grossesse. Il y parvient en grande partie grâce à ses acteurs, Galatea Bellugi et Kacey Mottet Klein, découvert dans L’Enfant d’en haut face à Léa Seydoux. A défaut d’être une révélation fracassante, Keeper est donc un film mineur certes, mais réussi car sans fausses notes.

29.10.2015

3

Votre note

Commentaires

Vous devez vous identifier pour déposer vos commentaires.

Login & Enregistrement

CineFiliK

il y a 5 ans

Les adolescents Maxime et Mélanie se "détestent" tendrement, comme ils aiment à le dire. Jusqu’au jour où un bébé est attendu. Que faire ? On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans, le serait-on davantage quand on en a quinze ? Une fois la nouvelle avérée et acceptée, le jeune couple passe l’épreuve de l’annonce faite aux parents, celle des assistants sociaux et d’un éventuel avortement. Le doute s’installe quant à leur avenir, à deux, à trois ou seul, qu’il soit sentimental, familial et professionnel. Discrète, la caméra évite la lourdeur du pathos, quitte à préférer parfois l’ellipse pour désamorcer les clichés liés au genre. Sobre et simple, le film gagne en sincérité. A hauteur de ses jeunes comédiens, d’un naturel convaincant, la réalisation se concentre particulièrement sur le point de vue du père potentiel interprété par le déjà remarqué Kacey Mottet Klein : Max, passionné de football, a l’ambition de devenir gardien de but ("goal keeper") ; son rôle, repousser les ballons et… "garder" la cage.

Pensée du jour : l’Enfant d’en haut a bien grandi.

7/10
twitter.com/cinefilik
cinefilik.wordpress.comVoir plus


Autres critiques de films

Justice League

Sorry We Missed You

Douleur et gloire

God Exists, Her Name is Petrunya