La famille Addams Etats-Unis 2019 – 87min.

La famille Addams

Critique du film

La version 2019 a mauvaise mine

Emma Raposo
Critique du film: Emma Raposo

Vous les entendez la petite mélodie et les fameux claquements de doigts? Oui, ils sont de retour! Les célèbres personnages imaginés par Charles Addams dans les années 30, empruntés par la télévision en 1964 pour les besoins d’une série, puis adaptés au cinéma en 1991 et 1993, ressuscitent sous la direction de Conrad Vernon et Greg Tiernan. En film d’animation cette fois, Gomez, Morticia et le reste de la macabre bande vont devoir affronter des voisins peu amicaux. La paix des ménages n’est pas tout à fait l’ordre du jour.

La famille Addams coule des jours paisibles dans sa bâtisse perchée sur une colline brumeuse du New Jersey. Une paix vite entachée par Margaux Needler, une promotrice immobilière vivant à Assimilation, la ville voisine. Son problème? La demeure des Addams gâche la vue de son nouveau concept immobilier et les hostilités sont désormais ouvertes. Pendant ce temps, Mercredi, en proie à une petite crise d’adolescence, décide de se rebeller et d’intégrer le lycée d’Assimilation pour découvrir le monde qui se cache au-delà du cimetière où elle prend le thé. Quant à Pugsley, petit mouflet teigneux, il doit faire ses preuves en réussissant le fameux rite de passage de la «mazurka», test qui fera de lui un vrai Addams.

Quelques références cinématographiques ici et là telles que Matrix, Spiderman ou Ça, une qualité d’animation correcte sans être transcendante et quelques petits rictus sans franche rigolade, la mouture 2019 imaginée par Conrad Vernon et Greg Tiernan a pâle mine à côté des deux films réalisés par Barry Sonnenfeld au début des années 90. Tout le monde a encore en tête le duo délicieux Angelica Huston/Raúl Juliá et l’oncle Fétide incarné par Christopher Lloyd. Personne n’a oublié cousin Machin, la gamine Mercredi et ses nattes noires. En somme, il fallait se lever tôt pour égaler ces personnages devenus des références. Une intrigue plutôt décevante sans réel intérêt ni rebondissement, un scénario qui manque cruellement de piquant, sacrifiant le cynisme propre aux Addams sur l’autel de la bien-pensance, La Famille Addams version 2019 passe à côté de son sujet et offre assez peu à se mettre sous la dent malgré quelques bons débuts d’idées.

Et qu’en est-il des personnages tels que cousin Machin ou la chose? Carrément laissés sur le banc de touche, sous-exploités, ces derniers auraient amené un ton décalé à l’histoire, signe distinctif de la tribu Addams. Alors que le casting anglophone rassemble les voix de Oscar Isaac, Charlize Theron, Chloë Grace Moretz ou Finn Wolfhard, rendu célèbre pour son rôle dans Stranger Things, le casting français, lui, est un rien moins glamour avec à son bord Kev Adams, Alessandra Sublet et Mélanie Bernier.

En bref!

On en attendait beaucoup et on en ressort perplexes. La Famille Addams version film d’animation 2019 n’arrive pas à la cheville des films de Sonnenfled. Malgré quelques bonnes idées, il n’y a rien qui nous fasse nous étrangler de rire ou trembler de peur. On est bien loin de la tradition Addams.

02.12.2019

2.5

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Commentaires

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vincenzobino

il y a 4 jours

Everybody hurts
17 ans que la Famille Adams est installée sur les hauteurs de New Jersey: 17 années de solitude et de brouillard recouvrant leur propriété et les protégeant. Lorsqu’un jour, le soleil pénètre leur propriété et les révèle aux yeux des autres habitants, la crainte envahit ces derniers. C’est alors que Margaux, l’animatrice vedette d’une émission de rénovation de maison, débarque avec sa fille Parker et propose aux habitants de rénover la propriété. Seulement Mercredi, la fille des Adams amie avec Parker, ne l’entend pas de cette oreille.
La voici donc cette version animée du classique de Charles Adams où une modernité semblait se confronter au rythme gothique des personnages. Je redoutais le pire, à tort.
Il ne faut absolument pas chercher la perfection même, mais si les fans absolus de la série voire du premier film de Sonnenfeld vont légitimement boycotter cette réécriture, les autres y trouveront une certaine satire du numérique et de certaines émissions qui, a l’image du tube de REM, nous concerne tous, accros ou réfractaires à la communication sociale virtuelle. Et rien que pour le clin d’œil à Edison, le tout se laisse voir...Voir plus


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