Baby Driver Royaume-Uni, Etats-Unis 2017 – 112min.

Baby Driver

Critique du film

Baby Driver

Critique du film: Geoffrey Crété

Pour rembourser une dette, Baby est devenu le chauffeur privilégié de Doc, un mafieux qui organise des braquages de banque. Ses talents hors pair permettent aux gangsters d’échapper à la police à tous les coups. Alors qu’il tombe amoureux d’une serveuse nommée Debora et pense enfin en avoir terminé avec Doc, celui-ci lui impose une dernière mission : un braquage particulièrement risqué avec Bats, Darling et Buddy. L’opération prend vite une tournure catastrophique, embarquant Baby dans une course mortelle…

Impossible d’aborder Baby Driver sans rappeler que le réalisateur Edgar Wright (Shaun of the Dead, Le Dernier Pub avant la fin du monde, Scott Pilgrim) a essuyé un douloureux échec lorsqu’il a fini par abandonner le blockbuster Ant-Man du studio Marvel, après y avoir consacré plusieurs années. Baby Driver prend alors une couleur spéciale : celle d’un retour, voire d’une revanche, pour le cinéaste britannique. C’est donc d’autant plus décevant que cette histoire de braquage se révèle au final si peu à la hauteur de ses précédents films. Son tempo décalé est bien présent, et son inventivité est illustré dans de nombreuses scènes amusantes, mais Edgar Wright semble incapable de retrouver ce formidable équilibre émotionnel. Peut-être trop cadré par le genre dans lequel il s’inscrit, le cinéaste lutte pour imposer son style, noyant trop souvent le film dans une musique qui crie désespérément au « cool ». C'est dans tous les cas un film réussi, avec une vraie patte qui lui permet d'exister, mais ça redonne surtout envie de revoir les précédents films du cinéaste.

17.07.2017

3

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Commentaires

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CineFiliK

“Bla Blague Car”

Acculé par une ancienne dette, le jeune orphelin Baby n’a d’autre choix que de travailler pour Doc. Lors de braquages organisés, il met au service du mafieux, ses talents exceptionnels de pilote, mu par la vitesse et par la musique. Gare à la casse !

Visage poupin, lunettes noires et écouteurs greffés aux oreilles, Baby se tait le plus souvent. « On attend toujours ses premiers mots… D’où son surnom ! », ironise l’un de ses compagnons de route. Quitte à choisir, cautionnons davantage ce mutisme que les quelques dialogues à plat de ce film mêlant action pétaradante, romance naïve et semblant de comédie musicale, l’idée principale étant de synchroniser les assourdissants vroum, boum et bang attendus avec la playlist de l’as du volant. Mais le La La Land automobile espéré d’Edgar Wright n’est qu’un Bla Blague Car prépubère qui prend vite le mur. Les chansons choisies n’accrochent que le bitume des spécialistes. Quant aux caricatures qui servent de personnages, elles n’ont pas plus d’épaisseur qu’un pare-brise simple vitrage. Mais que fait la police ? C’est à se demander ce que viennent faire les télégéni(qu)es Frank Underwood et Don Draper dans cet accident ? Peut-être s’imaginaient-ils circuler sous la caméra de Nicolas Winding Refn qui avait su faire de Ryan Gosling, sur une chanson du groupe College, un véritable héros.

4.5/10
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Baby Driver 2

vincenzobino Excellent

Jusqu'au bout du rêve
Baby est un conducteur hors pair: le partenaire idéal pour couvrir la bande de malfrats dont il est le chauffeur. Mais lorsqu'il tombe amoureux et que sa bien-aimée et ses complices s'avèrent incompatibles, des choix s'imposent.
La bande-annonce semblait nous diriger vers un dérivé de fast and Furious. Certes, nous n'en sommes pas vraiment loin durant la première moitié du film (notamment la séquence d'introduction). Mais l'aspect crime prend très vite le dessus.
Le résultat est un feu d'artifice d'action et d'humour, avec une certaine nostalgie des années 1980, décennie semblant inspirer le réalisateur, bien que certains détails technologiques situent les faits de nos jours.
Ansel Elgort est vraiment à son aise et entouré par deux monstres (Spacey et Foxx) hilarants, notre jeune criminel en herbe se sert de ses faiblesses pour en ressortir une certaine force plutôt inattendue. Et une séquence fil rouge semble exprimer le désir. Sera-t-il exaucé? A vous de le voir.
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