Médecin de campagne France 2016 – 102min.

Critique du film

Médecin de campagne

Critique du film: Geoffrey Crété

Seul médecin d’un petit village, Jean-Pierre est le cœur de la communauté. Celui qui les ausculte, les soigne, les rassure, les écoute. Mais lorsqu’il apprend être atteint d’une grave tumeur au cerveau, il réalise que tout ceci va s’écrouler. Débarque alors Nathalie, ancienne infirmière en pleine reconversion, venue de la ville pour apprendre le métier.

Médecin de campagne a les mêmes défauts que Hippocrate, le précédent film de Thomas Lilti et succès-surprise de 2014 : la même écriture simplette, la même bienveillance sirupeuse, la même morale stéréotypée, avec en toile de fond la médecine par laquelle le réalisateur est passé avant le cinéma. Même avec François Cluzet dans le rôle principal du bon docteur et Marianne Denicourt à ses côtés, Médecin de campagne manque de cœur et de profondeur, et semble se déroule en pilotage automatique avec des moments de crise, d’humour, de tendresse et de drame préfabriqués jusqu’à donner au film des allures de téléfilm. Reste à savoir si le troisième film de Thomas Lilti aura droit aux mêmes honneurs incompréhensibles que Hippocrate – un succès populaire et critique, et une flopée de nominations incompréhensibles aux César.

21.03.2016

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Commentaires

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atlantide

il y a 4 ans

Bof


vjn

il y a 4 ans

Joli film, sujet d'actualité acteur & actrice d'une justesse de jeu incroyable.
Très bon moment cinématographique avec juste ce qu'il faut de pertinence sur des problèmes de société vécues.


CineFiliK

il y a 4 ans

Pensée du jour : Le docteur est dans le pré

Jean-Pierre Werner est médecin de campagne. Plus qu’un métier, c’est son sacerdoce et sa raison de vivre. Quand la maladie le contraint de lever le pied et d’accueillir Nathalie Delezia pour le seconder, il se refuse à céder sa place.

Rare et précieux, un médecin de campagne soigne le corps, le cœur et l’âme. A la fois docteur, psychologue et assistant social, il écoute, soutient et conseille les patients isolés par l’âge et la géographie. Entre les consultations au cabinet, les kilomètres avalés afin de rencontrer ceux qui ne se déplacent plus, les urgences nocturnes et les réunions à la mairie, le temps qu’il reste pour ce liant essentiel est plus que réduit. Signé par Thomas Lilti, généraliste et réalisateur, qui avait déjà prêté serment dans un Hippocrate très remarqué, le film insiste, après les difficultés au sein du milieu hospitalier, sur la pénurie de soignants dans les régions rurales excentrées. Il se distingue par une acuité dans la mise en scène, les gestes et les situations, même si certaines frôlent le cliché – un festival de "country" à la campagne, hey yaaa ! Sobres et justes, François Cluzet et Marianne Denicourt convainquent vite. On craint dès les premiers instants le sempiternel duo en friction et mal assorti qui ne pourra que se prendre dans les bras avant le générique final. Mais la rencontre entre la mordante rate des villes et le cabot des champs fonctionne dans un esprit carabin, une nécessité d’apprendre et de transmette, ainsi qu’une séduction respectueuse. Idéalisé peut-être, cet héroïsme au quotidien baignant dans un dévouement appuyé et une humanité reconnaissante suscitera-t-il quelques vocations ?

7.5/10
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