La volante Belgique, France, Luxembourg 2015 – 87min.

Critique du film

La volante

Critique du film: Geoffrey Crété

Sur le chemin de l’hôpital pour amener sa femme accoucher, Thomas renverse un garçon, qui meurt quelques heures plus tard dans le même établissement que naît son fils Leo. Neuf ans plus tard, séparé de sa femme, Thomas accueille sa nouvelle secrétaire, Marie-France. Serviable, attentive, généreuse, Marie-France occupe peu à peu une place de plus en plus importante dans sa vie. Mais Thomas ignore qu’elle est en réalité la mère du garçon qu’il a accidentellement tué, et qui prépare sa vengeance implacable…

Face à La Volante, troisième film de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri, une question : comment un film inconsistant et dénué d’imagination a t-il pu être exister ? Hormis la vague curiosité de voir Natalie Baye dans un rôle à contre-emploi, qui lui offre l’occasion d’explorer une facette à peine plus sombre que d’ordinaire, aucune utilité ni intérêt à ce thriller bas de gamme d’une paresse absolue, digne d’un téléfilm diffusé en deuxième partie de soirée pour accompagner les esprits vers un doux sommeil. Avec la désagréable impression de voir le scénario se dérouler sans encombre ni surprise, des dialogues peu inspirés et des moments forts à peine plus réussis, La Volante ne laissera aucun autre souvenir que celui d’un film préfabriqué. Suivant.

31.05.2021

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Commentaires

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CineFiliK

il y a 6 ans

Un soir de pluie, alors que son épouse est sur le point d’accoucher à ses côtés, Thomas percute et tue un jeune homme bien malgré lui. Neuf ans plus tard, Marie-France, la mère de la victime, devient – oh quel hasard des plus insidieux – sa secrétaire. Le cinéma français s’essaie une fois de plus au genre du thriller, territoire risqué qui semble se refuser à lui, et c’est à nouveau… la débandade. On osait espérer une histoire de vengeance particulièrement retorse et inspirée – "Gone girl", cela vous dit quelque chose, les Frenchies ? –, et c’est un téléfilm poussiéreux du début des années 90 que l’on nous sert froid qui plus est. L’intrigue tombe vite à plat et se décrédibilise en quelques scènes. Le rythme nous lasse également sans attendre. Quant aux acteurs – quelqu’un pour les réveiller ? –, ils ne sont ni convaincants ni convaincus : Nathalie Baye fait tout ce qu’elle peut pour paraître inquiétante, mais visage sans âge et brushing impec’, elle demeure Nathalie Baye. Dites Monsieur Fincher, à quand une "master class" à Paris ? Messieurs Bonilauri et Christophe s'assiéraient sans nul doute au premier rang.

Pensée du jour : la vengeance est un plat qui se mange froid… et c’est parfois très indigeste.

3.5/10
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