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CineFiliK

il y a 25 jours

“De l’autre côté du miroir”

En 1986, la petite Adélaïde s’égare dans un parc d’attractions et en ressort traumatisée. Des années plus tard, devenue épouse et mère, elle revient dans la région pour les vacances avec sa famille. Un soir, tard, son garçon lui signale la présence de 4 silhouettes menaçantes se dressant dans l’allée de leur maison.

La mise en place est intrigante : l’empire US dissimulerait dans ses bas-fonds des milliers de souterrains laissés à l’abandon. Galerie des glaces et lapins blancs, Alice traverse le miroir pour se retrouver au pays de la terreur. Les clins d’œil aux Dents de la mer et Funny games de Haneke participent à la pression atmosphérique. L’orage gronde au loin, sans qu’il n’éclate véritablement.

La question d’un plausible sentiment de culpabilité éprouvé par des Afro-Américains ayant oublié leurs racines pour vivre un rêve qu’on leur refuse encore méritait d’être approfondie. Jordan Peele préfère évoquer la possibilité d’un grand remplacement conduit par des gilets rouges. Le tout baigne dans du gore pas très net, rappelant les séries Walking dead ou pire American Nightmare. Même pas peur ! Scénario fragile, secret de polichinelle, esbrouffe et humour plat pour le papa fier de Get out, qui ici s’en sort à grand-peine.

5/10
twitter.com/cinefilik
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vincenzobino

il y a 29 jours

Qui veut la peau de la famille Rabbit?
1986, Santa Cruz: la petite Adelaide se trouve sur une plage proche d’une fête foraine lorsqu’elle pénètre dans l’attraction Merlin, une sorte de miroir et y fait une étrange rencontre. De nos jours, Adelaide, son époux Gabe et leurs deux enfants y reviennent pour passer des vacances. Mais il est des rencontres indélébiles et des souvenirs inoubliables qui peuvent refaire surface.
Le voici donc ce second opus du nouveau maître de l’horreur burlesque. Un retour flamboyant.
La première séquence et le texte introductif l’expliquant, on se demande bien sa signification durant la première heure et demie: la petite fille devenue mère se retrouve confrontée à son double. Mais d’où vient-il?
Peele a ce don scénariste rare de mélanger l’horreur fictive à l’horreur réelle. Et plus encore que Get out, la face sombre humaine en est l’illustration et Adelaide son porte-parole.
Le gore est essentiellement suggéré ce qui permet à Peele d’adresser son message d’alerte rare en ces temps de nombreux rassemblements et manifestations pour le climat ou autres libertés. Le réalisateur nous confronte à notre pensée par ses deux ultimes rebondissements servis par une magistrale Lupita N’yongo dont vous n’oublierez pas l’ultime apparition.
Hormis deux-trois petites longueurs dans sa première moitié, rien n’est à jeter dans cet espèce de clapier.
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