Just a gigolo France 2019

Just a gigolo

Critique du film

Pas envie de « trimer »

Sven Papaux
Critique du film: Sven Papaux

Olivier Baroux dirige Kad Merad pour la sixième fois pour un remake d’un film américain intitulé How To Be A Latin Lover (2017). Un remake hautement dispensable.

Alex est un serial lover, un séducteur hors-pair qui refuse de mettre la main à la pâte. Pour lui, il est évident que c’est grâce à ses « luxueuses » conquêtes qu’il va mener la vie dont il rêve : flâner dans la luxure. Dans le costume du gigolo âgé de la vingtaine, Alex rencontre Denise et profite de la grande vie 28 ans durant. Mais dès que sa poule aux œufs d’or le quitte, la vie se montrera sous un jour nettement moins glamour.

Fini les Aston Martin, terminé les montres de luxe achetées en double, les parties de golf ne sont plus qu’un lointain souvenir. Denise (Arielle Séménoff) a coupé les robinets et Alex (Kad Merad) s’en va la queue entre les jambes. Son meilleur pote gigolo, Daniel (Pascal Elbé), lui conseille de prendre contact avec le roi de la profession, le césar des gigolos, six mariages pour six héritages : Sammy (Thierry Lhermitte). Il lui conseille de repartir à la chasse et de trouver un toit pour dormir. Il atterrit alors chez sa soeur Sarah (Anne Charrier), mère d’un enfant de 10 ans, Hugo (Léopold Moati). Ce dernier va lui donner un petit coup de pouce : l’amoureuse du gamin est plein aux as, sa grand-mère aussi. La nouvelle cible est toute trouvée pour Alex.

Samantha Hirsch (Anny Duperey) en ligne de mire, comme seule et unique objectif existentiel. Alex est le stéréotype du personnage immature et inintéressant. Pour un sujet du genre, on pense à Alfie, le dragueur, film ô combien plus intéressant dans son traitement et sa profondeur humaine. Pour Just a gigolo (2004), le propos véhiculé se révèle vide, bête, tissé de manière maladroite et jonché de blagues potaches. Un homme à la drague has been, aux drôleries vulgaires. Olivier Baroux ne réalise pas une leçon de séduction, mais une œuvre débordante d’inepties. Un véritable pensum où le verbe « trimer », si souvent employé par Alex, possède une résonance : un film à la morale affligeante, si mollement travaillé qu’on en devient béat devant tant de platitude.

En bref !

Si le propos ne soulève rien, Just a gigolo n’est pas drôle et ne divertit pas le moins du monde. Même Kad Merad est ridicule avec sa touffe et son humour de vieux beau dépassé. Rien n’est à sauver, tout est à remodeler. Un remake qui ne sert pas le cinéma français…

16.04.2019

1.5

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Commentaires

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Eric2017

il y a 1 mois

Là c'est le pompon ! Comment est-il possible de trouver le financement d'un tel film ? C'est grotesque, au point d'être mal à l'aise à le regarder. Tout est mauvais dans ce film. Je ne mets aucune étoile par respect pour la lutte des classes où je n'en ai mis qu'une. (F-21.04.19)

Dernière modification il y a 1 mois


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