Donne-moi des ailes France 2019 – 113min.

Critique du film

Une folle épopée inspirée d’une histoire vraie

Emma Raposo
Critique du film: Emma Raposo

Nicolas Vanier revient avec son thème de prédilection, la nature sauvage. Avec Donne-moi des ailes, le réalisateur s’inspire d’une histoire vraie pour conter une fable familiale touchante, une grande aventure dans laquelle l’homme n’ignore plus la nature mais lui montre le chemin.

Thomas (Louis Vazquez) vit avec sa mère (Mélanie Doutey) et son beau-père. Ado citadin, il doit passer l’été chez son père, à son grand dam. Direction la Camargue, coin de pays sauvage où le jeune garçon va devoir se passer de wifi. Là-bas l’attend Christian, son père (Jean-Paul Rouve), un ornithologue passionné et un peu farfelu qui travaille sur le projet de sa vie: sauver une espèce d’oies sauvages en voie de disparition en modifiant leur parcours migratoire. Depuis le nord de l’Europe jusque dans les eaux chaudes du sud de la France, il faut leur montrer le chemin en volant à leurs côtés grâce à l’ULM. D’abord réticent, Thomas se prend au jeu, mais l’aventure va prendre une tournure inattendue et pour le moins périlleuse.

«Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.». C’est sur ces mots que le film trouve son épilogue. Une phrase qui, plus que jamais, trouve un écho retentissant à l’heure où l’urgence climatique nous frappe de plein fouet. Avec Donne-moi des ailes, Nicolas Vanier nous redonne un peu foi en l’humanité. Une aventure familiale bourrée de poésie et désarmante par moments, le film rappelle avec modestie les liens étroits que nous avons avec la nature, celle dont nous disposons à notre guise sans en prendre soin. Grâce à des magnifiques panoramas capturés à la lumière du crépuscule, des plans aériens vertigineux filmés en conditions réelles et une histoire père-fils où tout est à faire, il n’en fallait pas plus pour plonger le spectateur dans un périple aussi magique qu’attendrissant.

En première ligne, le jeune Thomas, interprété par Louis Vazquez, forme un duo attachant avec son père joué par un Jean-Paul Rouve, touchant. Ce dernier personnage, un scientifique visionnaire, est inspiré de Christian Moullec, dont l’histoire est à l’origine du film. Tout à la fois fiction et projet écologique vecteur d’un message, Donne-moi des ailes raconte le pari fou de ce météorologue passionné d’ornithologie qui, un jour de 1995, a volé avec des oies à bord de son ULM. Au-delà de la fiction, le film est avant tout l’histoire d’une passion pour la vie sauvage. Malgré un scénario un peu facile et assez attendu, le message du film n’en reste pas moins lourd de sens.

En bref!

Donne-moi des ailes, c’est l’aventure hors du commun d’un père et de son fils que tout sépare mais qui finissent par partager bien plus qu’ils ne l’auraient espéré. Fresque familiale touchante, saupoudrée de poésie, le film est une grande bouffée d’air. À la fois fiction et projet écologique imaginés par le réalisateur de L’Odyssée sauvage, le film ravira toute la famille, les petits comme les grands.

08.10.2019

3.5

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Commentaires

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vincenzobino

il y a 5 mois

Rien que pour nous
Camargue: Christian, ornithologue écologiste et divorcé reçoit son fils Thomas pour 3 semaines de vacances. Or, l’unique pensée du scientifique est de sauver une race d’oies menacée d’extinction, en bâtissant un ULM et les conduisant au cercle polaire pour ensuite effectuer le retour en vol. Totalement accro au numérique, l’adolescent ne semble absolument pas apte au rôle de co-pilote. Pourtant, comme le projet n’a reçu aucune autorisation, un brin de débrouillardise pourrait être utile.
Le voici donc ce fabuleux voyage annoncé au pays des oies sauvages. Le synopsis évoquait le livre culte de Selma Lagerdoorf. Sans l’atteindre, la proposition de Vanier s’avère apaisante.
Autant vous prévenir, vous n’allez sans doute pas aimer Thomas durant les dix premières minutes et la première apparition de Christian vous fera craindre le pire. Et pourtant, au fur et à mesure du film, la cote sympathie du binôme fils-père va s’intensifier et la mère, passant pour une égoïste sur la première moitié va finalement être déterminante quand à l’issue de l’expédition.
Avec Vanier à la réalisation et Amar à la partition musicale, on savait qu’on allait devant un beau moment. Et avec Rouve en interprète papa coq touchant, on passe une magnifique séance, et même si, sur un plan objectif, ce changement de caractère peut prêter à sourire, ma formule titre est ce que l’on retient, de même que l’enterrement involontaire de première classe à Miss Greta qui, je pense, n’ira pas aussi loin que son alter ego masculin.
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Jmsyface

il y a 6 mois

Un film sans violence, tiré d'une histoire vraie.
De très belles images et une belle histoire. Pas vraiment de suspens mais on passe un bon moment, pour tout âges.


Eric2017

il y a 7 mois

Pour mon 101ème film vu au cinéma cette année, j'avoue que je suis comblé par ce dernier :-). C'est un hymne aux belles choses de la vie. Des images, des paysages fabuleux pour cette histoire qui l'est tout autant. Nicolas Vanier sait raconté et filmé les belles histoires et j'adore ça. Un très bon casting où Rouve ne donne pas l'impression de jouer, ill est le chercheur, l'amoureux de la nature, de la vie, le papa, A voir quelque soit l'âge. (G-14.10.19).Voir plus

Dernière modification il y a 7 mois


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