Captain Marvel Etats-Unis 2018 – 124min.

Captain Marvel

Critique du film

Plus militant que divertissant !

Prescilia Correnti
Critique du film: Prescilia Correnti

Attendu par des milliers de fans Marvel, Captain Marvel est le premier film du studio à donner la première place à un héros féminin. Au plus haut du mouvement féministe de ces derniers temps, Captain Marvel est un film de choix pour la branche cinématographique Marvel, et une occasion idéale d’attirer un nouveau type de public dans ses salles. L’opération séduction a-t-elle marché ?

À sa création dans les comics, Captain Mar-Vell était en réalité un homme, d’appartenance Kree, et qui œuvrait pour le bien des peuples, tandis que Carol Danvers n’était qu’une « humaine lambda ». Ce n’est qu’au plus fort du mouvement féministe des années 80 que la jeune femme a eu le droit à sa propre série d’aventures, devenant une super-héroïne à part entière de l’univers Marvel Comics. Caractérisant au mieux le girl-power et cette image de la femme forte, dominante, rebelle et débrouillarde. Ceci étant dit, cela explique peut-être mieux pourquoi l’héroïne incarnée par Brie Larson est aussi revancharde envers les hommes.

Inspirés par la forte personnalité de l’héroïne, les studios Marvel ont eu donc l’ingénieuse idée de consacrer leur premier film solo à cette justicière hors-du-commun. Une occasion d’autant plus idéale qu’elle s’harmonise parfaitement avec le mouvement du #Metoo. Le long-métrage casse les codes du genre super-héroïque. Ici les femmes sont les maîtres de leur destin et prennent les devants ; que ce soit devant la caméra avec la forte présence de Brie Larson et de ses consœurs Lashana Lynch et Annette Bening, ou derrière l’objectif puisque nous retrouvons Anna Boden à la réalisation ainsi qu’à l’écriture, aux côtés de Meg LeFauve et Nicole Perlman. Par ailleurs, Pinar Toprak devient la première femme à composer la bande-originale d’un film de super-héros.

Vous l’aurez compris, Captain Marvel est un film pour les femmes, fait par les femmes, avec des femmes qui s’assument et se gèrent pleinement. Maintenant, un film ne peut être parfait, il l’est rarement. À bien des égards, le long-métrage se perd dans sa flopée d’effets spéciaux un peu trop génériques. Sans nul doute pour réveiller le spectateur lors des séquences d’action, tandis que le scénario très classique n’éblouit pas par son écriture. On regrettera d’ailleurs une performance parfois un peu trop plastique de Brie Larson.

En bref !

Captain Marvel ne révolutionne pas le genre super-héroïque mais se place tout de même au-dessus de la moyenne des autres productions Marvel. Plus militant que divertissant, le film n’en est pas moins une bonne origin story sur le personnage. Il ne reste plus qu’à attendre sagement la venue du tant attendu… Avengers: Endgame !

07.03.2019

3.5

Votre note

Commentaires

Vous devez vous identifier pour déposer vos commentaires.

Login & Enregistrement

CineFiliK

il y a 7 mois

“Catwoman”

Dans une galaxie fort fort lointaine, Vers, élément féminin de la race extra-terrestre des Kree, est en charge de récupérer l’un des leurs, infiltré chez les retors Skrulls. La mission est un échec et renvoie Vers sur la planète terre, où se dissimule son passé.

Captain Marvel devient l’élément clé de la série des Avengers, étant à l’initiative du groupe et à son aboutissement. Arme secrète de destruction massive, elle a le pouvoir d’atomiser l’ennemi en un coup de poing. Même les petites vieilles n’y résisteront pas.

Peu étonnant que sous les traits d’une jeune femme, le capitaine devienne la première héroïne du clan à se voir gratifier de son propre film. Autant en emporte Scarlett. Mais son point faible étant évidemment la gestion de ses émotions, elle est encouragée à devenir un monolithe sans aspérités. Quant au schéma narratif, il prêche l’ultra-classicisme : amnésie, faux-semblants, découverte de la vérité, déclaration de guerre, boum badaboum et rendez-vous au prochain épisode.

Pour l’humour et l’originalité, il faudra donc revoir l’animé Spider-Man ou se contenter ici des clins d’œil sur l’Amérique démodée des années 90 et du boute-en-train Samuel L. Jackson, en pleine cure de jouvence numérique. Sans oublier ce chat orange ronronnant plus fort qu’un poulpe géant. Cet espion aux pattes velours est bien la star de l’épisode.

6/10Voir plus

Dernière modification il y a 7 mois


Autres critiques de films

La reine des neiges II

Le Mans 66

Joker

Doctor Sleep