Contes italiens France, Italie 2015 – 120min.

Critique du film

Contes italiens

Critique du film: Geoffrey Crété

Florence, 1348. Alors que la peste fait rage, dix jeunes gens issus de familles fortunés fuient la ville pour se réfugier dans une villa à la campagne. Ils commencent alors à partager des histoires pour passer le temps : celle d’une femme mariée sauvée par un autre homme, d’une pierre censée être magique et du mauvais tour joué par des esprits malins, d’un père jaloux et de la vengeance de sa fille, des secrets mal gardés de nonnes, et d’un faucon qui brise le cœur d’une mère.

Il y avait eu Tale of Tales, symphonie poétique et inattendue de fables fantastiques sur le désir et l’amour, dans un univers onirique tissé dans les mailles d’un cauchemar. Dans le même registre, Contes italiens fait écho au film de Matteo Garrone : adapté de cinq nouvelles du décameron de Boccace, le film de Paolo et Vittorio Taviani (restés discrets depuis leur Palme d’or en 1977 pour Padre Padrone et leur Grand Prix pour La Nuit de San Lorenzo en 1982) raconte l’amour, le désir, le sexe, la jalousie, la folie dans cinq histoires, racontées par les héros emportés par l’horreur d’une Italie frappée par la peste. La rêverie se suit avec une curiosité et un plaisir certains, grâce à un amusant mélange d’humour et de tragédie. Sauf que Contes italiens manque de cette folie et ce courage qui habitent ses héros romanesques, et demeure trop sage, notamment dans sa mise en scène, pour réellement aller au bout de ses ambitions.

04.01.2016

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