Tel père, tel fils Japon 2013 – 120min.

Critique du film

Like Father, Like Son

Critique du film: Patricia Imhof

Deux couples très différents découvrent que leurs fils respectifs ont été échangés à la maternité et décident de se les restituer.

Choc et bouleversement dans la vie parfaitement organisée du couple que forment Ryota et Midori: leur fils de 6 ans, Keita, n’est pas... le leur. En effet, il a été échangé à la maternité peu après sa naissance avec un autre nouveau-né. Après la décision des deux couples de se restituer leur progéniture sous la pression de l'hôpital désireux d'étouffer le scandale potentiel, tout semble rentrer dans l’ordre avec l'arrivée des gamins chez leurs parents biologiques. Mais la joie est de courte durée, Ryota et Midori ne tardant pas à plonger bien vite dans le désarroi: leur nouveau fiston ne ressemble en rien à son père, a des habitudes différentes des leurs et ne correspond pas aux attentes qu'ils se faisaient. Que faire?

Après Nobody knows (2004), Still walking (2008) et I wish (2011), le réalisateur japonais Hirokazu Koreeda revient avec son thème de prédilection: l'éclatement des valeurs familiales dans notre monde moderne. Il nous présente de façon quasiment documentaire tous les modèles familiaux actuels, unies ou désunies, vivant dans la pauvreté ou l’opulence, la générosité ou la mesquinerie sentimentale. Des portraits sensibles qui n’échappent pas toujours aux clichés.

09.11.2016

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Commentaires

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venividivici1

il y a 8 ans

Un film d'une justesse, d'une finesse et d'une sensibilité rares. Le thème, qui est le même que le très connu "la vie est un long fleuve tranquille" est traité ici - version japonaise - dans toute sa splendeur et donc tout en retenue, profondeur, et la complexité des rapports est magistralement rendue. Mention spéciale au petit garçon Keita.Voir plus


Angie1986

il y a 8 ans

Pas mal.. Mais déjà vue


catfish2

il y a 8 ans

Le moins que l'on puisse dire est, que dans ce film, les femmes sont nettement en retrait dans les tous les processus décisionnels liés à cet échange vengeur d'une infirmière perturbée. Elles n'interviennent que pour rattraper les erreurs de leurs compagnons. En fait ce film met en évidence 2 types d'éducations, l'une basée sur l'image paternelle à laquelle le fils doit tenter de coller. Et qui bien entendu ne répond jamais aux attentes de ce "père" autocratique et froid. En opposition avec une éducation un peu folklorique de l'autre famille mais baignant dans un affectif tonitruant beaucoup plus rassurant pour les enfants. Les 2 styles "éducatifs" respectifs certainement et volontairement un peu caricaturaux produisent des situations un peu surréalistes. Alors que l'architecte psycho-rigide qui pensait tout bonnement "négocier" l'acquisition d'un 2ème fils va, finalement, peut être, se retrouver sans enfant car les "fils" auront eux choisi de vivre dans l'autre famille baignant dans l'amour et sans jugement. Très poignant bien qu'un peu "prévisible"Voir plus


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