On the Road France, Royaume-Uni, Etats-Unis 2012 – 137min.

On the Road

Critique du film

On the Road

Critique du film: Agathe Tissier

Road-movie dans l'Amérique des années 50, adapté du roman culte de Jack Kerouac, On the Road.

Après le décès de son père, un jeune new-yorkais du nom de Sal (Sam Riley) décide de partir sillonner le pays, direction l'ouest. Son intention est claire: rencontrer des gens, sortir des sentiers battus, être en chemin tout simplement. Parfois seul, mais bien souvent accompagné du très frivole Dean (Garrett Hedlund), séducteur émérite qui de mariage en divorce, trace lui aussi sa route avec son ex-femme (Kristen Stewart) encore à ses côtés, animé qu'il est d'une insatiable fureur de vivre. Sal prend des notes, d'interminables notes qui s'accumulent et de ce carnet de bord, il écrira peut-être un jour un livre. Mais avant de coucher ses rêves sur papier, il lui faudra tout d'abord les avoir vécus...

Walter Salles est le 1er à avoir osé adapter le roman culte de Jack Kerouac, Sur la route, livre de chevet de plus d'un routard en partance vers une quête du monde et de lui-même. Après avoir notamment emmené un gamin des bidons villes de Rio sur les routes dans Central do Brazil, ou illustré le journal intime de Che Guevara dans Carnets de voyage, le réalisateur sudaméricain propose une épopée à travers les Etats-Unis des années 50, entre jazz frénétique et exhalaisons de diverses substances illicites. Un vent de liberté qu'il est bon de respirer, et en bonne compagnie qui plus est.

01.12.2014

3

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Commentaires

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thehundredsla

il y a 6 ans

Bon film


ch21

il y a 7 ans

On aurait pu faire pire, remarquez! <br>Ce film n'apporte rien sur l'oeuvre originale magistrale ni sur la Beat generation. Sur ce sujet, on a vu mille fois mieux au cinéma et de loin. Peut-être ce "Sur la route" amènera-t-il cependant les ados à lire cette oeuvre culte de Kerouac (et pourquoi pas celles de ces ami(e)s), ce qui ne sera déjà pas si mal.<br>Pour le reste, y a du sexe, y a de la drogue, y a de l'alcool etc. Que demande le peuple? Du rock-n'-roll? Y en a pas, désolé. Vous vous trompez de génération!Voir plus


la_critique

il y a 7 ans

"Après le nihilisme de la génération perdue [Hemingway], après le morne désespoir des naturalistes de la dépression, après le dégoût révoltant des livres sur la dernière guerre, voici enfin quelque chose de positif. Ce retour à la nature, cette foi naissante, cette victoire sur l'absurde, c'est comme une bouffée d'air des montagnes parmi tant d'oeuvres où l'on suffoque." Journal de Genève, Henri Vallotton, 4 juillet 1959.
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<br>Nous nous sommes longtemps interrogé sur ce film dont les critiques données ici par les internautes sont plutôt sévères, en comparaison de l'encensement reçu par la presse internationale qui le loue du Monde au Temps... Comment comprendre effectivement cette époque retracée dans le roman original de Kerouac décrivant ces années 50, ces beatniks et ces jeunes qui, dans le sillon d'un James Dean alors encore vivant, montrèrent une liberté choquante où plus rien n'était tabou, du sexe (et quelle partie de jambe en l'air!) à l'alcool en passant par la Majiruana et des amphétamines, et présentant une face de l'Amérique décomplexée face à une autre partie très puritaine...
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<br>Ce film le fait magnifiquement, parce qu'il nous montre sans jugement (le roman de Kerouac ne juge pas) cette jeunesse qui nous apparait dévergondée, mais heureuse et croquant la vie à pleine dent, pleine d'idéaux, tirant la langue au puritanisme et au 'il faut faire comme ca comme ci', et surtout recherchant des valeurs en parcourant son propre pays, les Etats-Unis.
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<br>Oui, ce film -avouons le- ne présente guère autre chose durant 2h20 que des scènes choquantes et dévergondées emplies de sexe, de cigarettes et d'alcool, mais aussi des superbes compositions de jazz et des paysages à couper le souffle de l'intérieur des Etats-Unis: mais il restitue, d'une manière qui n'a pas été égalée, toute cette énergie de vie, tout cet amour pour la vie que présentait cette génération transgressant les tabous les uns après les autres pour se sentir libre, nous replongeant dans un univers très particulier qui ne touchait guère une Europe qui pansait encore ses plaies de la Guerre...
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<br>A voir donc, à voir, absolumentB)Voir plus


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