En mai fais ce qu'il te plaît France 2015 – 114min.

Critique du film

En mai fais ce qu'il te plaît

Critique du film: Geoffrey Crété

Mai 1940. Refugié dans un petit village du nord de la France, Max attends le retour de son père Hans, un opposant politique allemand emprisonné car soupçonné d’être un espion. Lorsque l’armée allemande prend peu à peu possession du territoire, le maire de la commune décide de mener les habitants vers Dieppe, censée être un refuge. Libéré dans le chaos, Hans se lance à leur poursuite, accompagné d’un soldat britannique.

Encore un mélodrame sur la Seconde Guerre mondiale ? Oui, mais centré sur un père allemand et son fils. Réalisé par Christian Carion (Joyeux Noël), avec Mathilde Seigner et Laurent Gerra ? Oui, mais également avec Olivier Gourmet et Alice Isaaz, et Ennio Morricone à la musique. En mai fais ce qu’il te plaît est un film difficile à totalement aimer ou mépriser : trop populaire et donc stéréotypé pour être entièrement convaincant, il démontre pourtant ça et là une volonté de ne pas tomber dans les pièges de l’œuvre populiste classique, aussi dense qu’une page de manuel scolaire. Une longue scène animée par la magnifique musique de Morricone, dont la grâce bouscule la violence des images de cadavres, témoigne ainsi d’un vrai regard de cinéaste. Ailleurs, le film dévoile une Mathilde Seigner particulièrement touchante dans un second rôle à priori anodin, face à l’aplomb indéfectible d’Olivier Gourmet. Pour son quatrième film, Christian Carion se place donc comme un narrateur solide, qui équilibre la bien-pensance de ses sujets par une efficacité et un savoir-faire indéniables.

19.02.2024

3

Votre note

Commentaires

Vous devez vous identifier pour déposer vos commentaires.

Login & Enregistrement

vincenzobino

il y a 8 ans

4.5
Joli film du réalisateur de joyeux Noël.
Enchaînement sur 39-45 ou après le quotidien d'un camp de concentration, c'est un exil "migratoire" qui nous est proposé et ce n'est pas sans nous rappeler l'actuelle actualité des migrants et le rappel fait du bien.
Nous suivons les habitants d'un village du Pas-de-Calais en 1940, contraint d'abandonner leur demeure sitôt l'occupation allemande débutée.
Le film va, sur la forme, vous rappeler et joyeux Noël de par le personnage de Gerra et l'atmosphère guerre, et la série un village français avec la présence de 2 acteurs de la série dans des rôles assez similaires.
Le récit est également consacré a un communiste allemand ayant pu fuir avec son fils mais séparé de ce dernier. Et je suis un peu moins convaincu sur un plan scénaristique par le personnage de Hans campé par un excellent August Diehl.
En revanche, l'aspect historique sur les villages occupés, les maquisards (non mentionnées directement mais fortement suggérés dans une scène) et les pro-Vichy est d'une belle justesse.
Mention très bien a Alice Isaaz magnifique ainsi qu'à la photographie très belle.
Se laisse voir...Voir plus


Autres critiques de films

Vice-Versa 2

Bad Boys: Ride or Die

The Bikeriders

Un p’tit truc en plus