Critique27. November 2020

Netflix: «Les chroniques de Noël: Deuxième partie»: Père Noël vs ses elfes; une redéfinition de la lutte des classes

Netflix: «Les chroniques de Noël: Deuxième partie»: Père Noël vs ses elfes; une redéfinition de la lutte des classes
© Netflix

En 2018, Netflix sortait «Les chroniques de Noël», une histoire pétillante avec Kurt Russel dans le rôle du Père Noël pour s’assurer le succès. Pour son deuxième chapitre, la plateforme lui a donné une femme, à la vie comme à l'écran, la talentueuse Goldie Hawn. Serait-ce assez magique pour recréer le miracle de Noël? Verdict!

Noël est en danger. Un elfe diabolique transformé en vilain adolescent a décidé de voler l’étoile de Noël, celle-là même qui permet au village du Père Noël et à ses habitants de vivre sereinement et créer des cadeaux en quantité industrielle, pour alimenter son propre village, de l’autre côté de la Terre… Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins, enlever deux enfants et les perdre au milieu du Pôle Nord pour localiser l’étoile, droguer à la poudre de schtroumpf les autres lutins, attaquer un renne qui ne demandait qu’à faire son travail… Noël est en danger. Kate et Jack réussiront-ils à le sauver?

© Netflix

Que ce soit dit, le film de Noël n’a jamais vraiment eu pour vocation de transformer les codes ou de réinventer complètement le cinéma. Embourbé dans une vocation commerciale, censé donné un peu de répit aux parents à l’estomac trop plein et dépassés par leurs enfants surexcités par le sucre et les cadeaux, il est au mieux un divertissement malicieux se permettant de rater l’avion que de passer Noël en famille, au pire une énième bûche de Noël à ingurgiter, savoureux, mais un peu étouffe-chrétien.

«Au charisme de son acteur principal Kurt Russel vient s’ajouter le talent de Goldie Hawn...»– Camille Vignes

Quoi qu’il en soit, sa qualité première n’est pas de verser dans l’originalité, mais de réchauffer les froids hivers et le bout du nez des enfants. Ça, Netflix l’a bien compris. Les rouages doublement bien huilés puisqu’au charisme de son acteur principal Kurt Russel vient s’ajouter le talent de Goldie Hawn, mais «Les chroniques de Noël: Deuxième partie» ne s’aventure jamais très haut dans le ciel, préférant patouiller dans une bouillasse de mauvais effets visuels, un scénario sans surprise, un méchant aussi mémorable que sa première dent de lait, et des discours sur l’obéissance ou l’apprentissage de la soumission... urticant.

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Une gentillette petite critique du patriarcat et de cette fête volée par le consumérisme et le néolibéralisme au paganisme par-ci, un moment de complicité entre Kurt Russel et Goldie Hawn par là ponctuent ce récit balisé de quelques brefs instants sympathiques. Mais que reste-t-il, si ce n’est l’âpre sentiment que, ce qui est appris aux enfants, c’est le devoir de ranger sa chambre avant que les parents ne la découvrent en bazar ou de se soumettre à leur volonté, sans pécher par des blagues ou l’ambition de réclamer son dû? On va vous le dire: peu de choses… même pas vraiment l’esprit de Noël ni celui d’être ensemble.

2,5/5 ★

Disponible sur Netflix.

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