Critique2. November 2017

«Les grandes traversées» - Indispensable !

«Les grandes traversées» - Indispensable !
© Adok Films

Le premier long-métrage de David Maye transmet avec une admirable sensibilité les liens essentiels qui unissent tous les membres de sa famille face à la maladie de la mère.

L'histoire

Alors que sa mère combat le cancer, que sa sœur annonce qu'elle est enceinte et que son père s'attelle à rénover la salle à manger familiale, David Maye, lui, filme. Il filme l'intimité de sa famille, les moments partagés dans la maison qui l'a vu grandir, entre les vignes du Valais, aux creux des montagnes. Les retrouvailles du dimanche autour de la cuisine de son père, les journées d'été dans le jardin fleuri, ensemble... Il filme, comme si sa caméra pouvait retenir, encore, sa famille solide et soudée, quand tout s'effrite face à la perspective de la mort.

© Adok Films

La critique (par Adrien Kuenzy)

Dans ce film, les destins se croisent et laissent une marque indélébile chez le spectateur, témoin privilégié de l’amour saisissant tous les membres de la famille. Le réalisateur David Maye relate avec pudeur et juste distance les étapes de destins qui l’entourent. La parole filmée est éclatante de vérité ; sublimée par les cadrages qui caressent les visages, les mots s’allient aux silences et transmettent une expérience physique au sein d’une famille qui apprend à vivre avec la douleur. L’indicible est révélateur ; la conjonction d’éléments abstraits – comme le bruissement d’un arbre sorti de son contexte – et concrets élève le film au rang de pure poésie. L’empathie est cette vertu trop rare qui renforce l’âme humaine ; le témoignage du réalisateur baigne dans la reconnaissance de l’altérité d’autrui et illumine cette qualité. Pour ces raisons le film est essentiel ; il faut le voir absolument.

Note de la rédaction -> 5/5 ★

La bande-annonce


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