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Jeremy Irons

Jeremy Irons

Actor

19.09.1948

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Jeremy Irons

Jeremy Irons au festival de Berlin en 2011.

Données clés

Nom de naissance

Jeremy John Irons

Naissance

19 septembre 1948 (1948-09-19) (64 ans)

Cowes (Île de Wight)

Royaume-Uni

Nationalité

Britannique

Profession

Acteur

Films notables

La Maîtresse du lieutenant français

Mission

Le Mystère von Bülow

Lolita

Kingdom of Heaven

Une journée en enfer

Séries notables

Elizabeth I

The Borgias

Jeremy Irons, né Jeremy John Irons le 19 septembre 1948 à Cowes sur l'île de Wight, est un acteur britannique.

Ayant débuté au théâtre dès 1969, il apparaît sur les planches de nombreux théâtres londoniens, et fait ses débuts à Broadway en 1984 où il reçoit le Tony Award du meilleur comédien pour The Real Thing.

Il se dirige rapidement vers le cinéma, et son premier rôle majeur, dans La Maîtresse du lieutenant français en 1982, lui vaut la reconnaissance de ses pairs et de la critique, et il reçoit sa première nomination au BAFTA du meilleur acteur. Alternant films à gros budget et films d'auteur, il interprète régulièrement des rôles des personnages froids et inquiétants, et obtient entre autres l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans le drame psychologique Le Mystère von Bülow de Barbet Schroeder en 1990. À la télévision, il obtient l'Emmy et le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation du Comte Robert Dudley dans la mini-série Elizabeth I en 2006 face à Helen Mirren dans le rôle titre. Depuis 2011, il interprète également le pape Alexandre VI dans le drame historique de Showtime, The Borgias.

Parallèlement à sa carrière à l'écran, Irons continue à apparaître sur scène et s'est aussi spécialisé dans la voxographie, notamment après avoir doublé la voix du méchant Scar dans le long métrage de Walt Disney Pictures, Le Roi lion en 1994.

Il est nommé en 2011 Ambassadeur de bonne volonté de la FAO qui le décrit comme « un acteur « royal », un acteur dont la voix, la stature, la présence et la classe sont ceux d'un monarque », d'après les termes d'Orson Welles.

Biographie

Jeunesse

Jeremy Irons est né sur l'île de Wight en 1948, cadet de trois enfants (Christopher, né en 1943, et Felicity, née en 1944), de Barbara (née Sharpe, 1914-1999), une mère au foyer, et de Paul Dugan Irons (1913-1983), un expert comptable dans l'industrie aérienne.

Son arrière-grand-père paternel, originaire de la ville écossaise de Dundee, était l'un des premiers policier du Metropolitan Police Service, la police territoriale de Londres, avant de devenir chartiste. Il est également originaire de l'Irlande de son côté maternel, du comté de Cork (au sud du pays, à Kilcoe Castle), où il réside actuellement, lorsqu'il n'est pas à Watlington, dans l'Oxfordshire.

Années 1960

Irons est scolarisé dans l'école privée de Sherborne School dans le Dorset de 1962 à 1966, où il fonde avec trois camarades un groupe de musique appelé The Four Pillars of Wisdom (« Les quatre piliers de la sagesse »), dans lequel il joue de la batterie et de l'harmonica. Il est aussi l'un des membres d'un duo comique au sein de sa « maison ». À 15 ans, il est nommé capitaine d'une équipe de rugby alors que ses parents se séparent. À 17 ans, il intègre la Combined Cadet Force, un mouvement de jeunesse soutenu par le Ministère de la Défense britannique proposant un entraînement militaire, où il obtient le grade de sergent-major régimentaire, puis échoue au concours d'entrée d'une école vétérinaire, tout en gardant une passion pour l'équitation.

Après un petit rôle amateur dans la pièce The Critic (en) de Richard Brinsley Sheridan, et un premier emploi d'assistant manager dans un théâtre de Cantorbéry, Irons intègre à la fin de son adolescence le programme de formation de deux ans de la Bristol Old Vic Theatre School, école où sont aussi passés des acteurs et actrices célèbres tels que Daniel Day-Lewis, Miranda Richardson et Pete Postlethwaite. Son père lui finance ses études, mais il doit travailler comme artisan pour se payer des vacances.

« Tim Pigott-Smith [un camarade du Bristol Old Vic] a toujours pensé que j'abandonnerai [le métier] très rapidement, un an ou deux après avoir quitté l'école. Il m'a dit un jour : « tu n'avais pas de talent ». Mais je ne l'ai pas fait. Je portais bien les costumes, je décorais bien la scène, mais je n'étais pas un acteur comme Tim ou beaucoup d'autres. [...] Mais à la fin des deux ans, cinq d'entre nous ont été choisis pour intégrer la compagnie du Bristol Old Vic elle-même. »

— Jeremy Irons

Années 1970

Après son diplôme, il reste à Bristol pour trois saisons, interprétant les premiers rôles dans de nombreuses pièces de Shakespeare, Noël Coward et Joe Orton, puis déménage à Londres en 1971 disant qu'il ne souhaite pas rester un acteur du Répertoire : il veut apparaître sur les planches du West End et dans des films. À 23 ans, il obtient alors le rôle de Jean le Baptiste dans la pièce Godspell, qui est jouée plus de 1 200 fois de 1971 à 1973 au Wyndham's Theatre.

« Un jour, j'ai auditionné pour une comédie musicale américaine appelée Godspell, de John-Michael Tebelak, qui allait être lancée à Londres. Les Américains aiment l'uniformité d'une façon que nous autres Britanniques n'aimons pas : ils veulent que tout le monde soit aligné dans une sorte de chorale homogène, et me voilà, huit centimètres de plus que tout le monde, au bout de la ligne. Mais ils m'ont quand même donné le rôle, que j'ai joué pendant deux ans dans le West End. Je me souviens d'une nuit, assis à un bout de la scène pendant une chanson que tous les autres chantaient : je jouais Jean Baptiste, et David Essex, qui jouait Jésus était assis de l'autre côté. Et j'ai pensé à ce moment, « c'est ça ! », j'ai glissé vers le théâtre sans trop y penser, mais cela me va comme un gant . »

— Jeremy Irons

Il intègre la prestigieuse troupe de la Royal Shakespeare Company en 1976 et alterne le théâtre avec des petits rôles à la télévision.

Années 1980

Après avoir multiplié les représentations sur scène, et quelques rôles pour la télévision anglaise, Irons fait ses premiers pas au cinéma à 32 ans dans Nijinski (1980), un drame d'Herbert Ross, aux côtés d'Alan Bates.

En 1982, après un rôle dans la pièce The Rear Column (en) (1978) au Théâtre du Globe, il est introduit par le metteur en scène Harold Pinter au réalisateur Karel Reisz, qui lui propose de donner la réplique à Meryl Streep dans La Maîtresse du lieutenant français (The French Lieutenant's Woman), rôle pour lequel il est nommé au British Academy Film Award du meilleur acteur. Au même moment, à la télévision, il obtient une reconnaissance internationale avec le rôle de l'aristocrate anglais Charles Ryder dans l'adaptation télévisuelle du roman d'Evelyn Waugh, Retour à Brideshead (Brideshead Revisited) en 1981 pour ITV. Suite à son interprétation, Irons est invité à faire une lecture du roman de Waugh pour le livre audio, puis enchaîne avec les lectures de L'Alchimiste de Paulo Coelho, Lolita de Nabokov (il jouera dans l'adaptation de 1997) et James et la Grosse Pêche (James and the Giant Peach) de Roald Dahl.

Il fait ses premiers pas à Broadway en 1984 avec The Real Thing face à Glenn Close, qu'il retrouvera dans Le Mystère von Bülow en 1991, et remporte pour son rôle le Tony Award du meilleur comédien, alors que Close remporte celui de la meilleure comédienne. Il continue à apparaître sur les planches des théâtres londoniens jusqu'en 1987. Dans les années 1980, il apparaît de façon sporadique dans plusieurs films : il incarne, face à Robert De Niro, un missionnaire jésuite du XVIII siècle dans Mission (The Mission, 1986) de Roland Joffé, qui remporte la Palme d'or à Cannes ; en 1988, il interprète le double rôle des jumeaux gynécologues dans le film Faux-semblants (Dead Ringers) de David Cronenberg, qu'il retrouvera en 1993 pour M. Butterfly. Cette même année, il fait partie du casting de "Die Hard", dans lequel il interprète un terroriste allemand.

En 1988, il participe avec son fils Samuel à l'adaptation (en) du roman pour enfants de Roald Dahl Danny, champion du monde (Danny, the Champion of the World).

Années 1990

En 1990, il reçoit l'Oscar du meilleur acteur pour son interprétation du comte Klaus von Bulow dans Le Mystère von Bülow (Reversal of Fortune) de Barbet Schroeder et interprète en 1991 l'écrivain tchèque Franz Kafka dans le film éponyme de Steven Soderbergh.

Après avoir prêté sa voix à Scar dans Le Roi lion (The Lion King, 1994), le long métrage de Walt Disney Pictures, est le narrateur en anglais dans diverses attractions des parcs Disney : le Spaceship Earth de Disney World de 1994 à 2007 ; le Studio Tram Tour: Behind the Magic de Disneyland Paris ; et l'ancienne attraction The Timekeeper, où il doublait H.G. Wells. Il double également Scar dans le spectacle nocturne Fantasmic !.

En 1995, il campe le terroriste allemand Simon Peter Gruber dans Une journée en enfer (Die Hard with a Vengeance) de John McTiernan et reprend en 1997 le rôle de Humbert Humbert dans la seconde adaptation homonyme par Adrian Lyne du sulfureux roman de Vladimir Nabokov, Lolita. L'année suivante, il participe au blockbuster L'Homme au masque de fer (The Man in the Iron Mask) de Randall Wallace dans le rôle du mousquetaire Aramis, face à Leonardo DiCaprio, John Malkovich, Gabriel Byrne et Gérard Depardieu, et apparaît au casting de Donjons et dragons (Dungeons & Dragons, 2000), un film similaire par son genre à Eragon, réalisé en 2006, et dans lequel il retrouve Malkovich.

Jeremy Irons participe également quelques production européennes, notamment françaises, telles que Fatale (Damage) (1992) de Louis Malle avec Juliette Binoche, And now... Ladies and Gentlemen (2002) de Claude Lelouch, avec Patricia Kaas, et Callas Forever (2002) de Franco Zeffirelli, face à Fanny Ardant.

Années 2000

En 2005, il retrouve les grosses productions, avec Casanova avec Heath Ledger dans le rôle titre, ou le film épique sur les Croisades Kingdom of Heaven, de Ridley Scott, où il interprète Tibérias, le régent du Royaume de Jérusalem. Il interprète la même année le Robert Dudley, comte de Leicester et favori de la reine Élisabeth I, interprétée par Helen Mirren, dans la mini-série britannique Elizabeth I produite par Channel 4 et HBO, rôle pour lequel il remporte l'Emmy, le Golden Globe, le Screen Actors Guild Award du meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm, alors que Mirren remporte les mêmes récompenses dans les catégories de la meilleure actrice.

Après 18 ans d'absence, Irons revient au théâtre en 2006, où il joue avec Patrick Malahide dans la pièce Embers adaptée par Christopher Hampton du roman Les Braises (A gyertyák csonkig égnek) de Sándor Márai au West End. En 2008, il interprète le premier ministre britannique Harold Macmillan dans Never So Good (en), et l'année suivante, il retrouve Joan Allen dans Impressionism (en) de nouveau à New York, sur Broadway.

Irons travaille en 2007 sous la direction de David Lynch dans son film Inland Empire, puis, en 2008, il apparaît dans la seconde réalisation de l'acteur Ed Harris, Appaloosa, face à Harris et Viggo Mortensen, et participe avec Joan Allen au biopic télévisuel (en) de la vie de Georgia O'Keeffe diffusé sur la chaîne Lifetime.

Années 2010

Il tient depuis 2011 le premier rôle de la série The Borgias sur Showtime, créée par Neil Jordan, dans la même veine que Les Tudor (The Tudors), où il interprète le rôle de l'ambitieux Rodrigo Borgia, élu pape Alexandre VI en 1492, et fait deux apparitions la même année dans la douzième saison de New York, unité spéciale (Law & Order: Special Victims Unit) dans le rôle du D Jackson, un thérapeute du sexe. Toujours en 2011, après un rôle mineur dans la comédie La Panthère Rose 2 (The Pink Panther 2), il fait partie du casting dans le thriller financier Margin Call sur la crise financière de 2008.


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