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Gérard Depardieu
Gérard Depardieu au festival de Cannes 2010.
Données clés
Nom de naissance
Gérard Xavier Marcel Depardieu
Naissance
27 décembre 1948 (1948-12-27) (63 ans)
Châteauroux, France
Nationalité
Française
Profession
Acteur
Producteur
Films notables
Les Valseuses (1974)
1900 (1976) Le Dernier Métro (1980) Inspecteur la bavure (1980) La Chèvre (1981) Les Compères (1983) Tenue de soirée (1986) Jean de Florette (1986) Les Fugitifs (1986) Cyrano de Bergerac (1990) 1492 : Christophe Colomb (1992) Germinal (1993) Le colonel Chabert (1994) Le placard (2001) Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre (2002) Tais-toi (2003) 36 Quai des Orfèvres (2004) La Tête en friche (2010)
Gérard Depardieu, né le 27 décembre 1948 à Châteauroux (Indre), est un acteur français. Il est également producteur de cinéma et de théâtre, producteur de vin et homme d'affaire. Il est occasionnellement réalisateur.
Biographie
Carrière d'acteur
Gérard Depardieu naît le 27 décembre 1948 à Châteauroux dans l'Indre. Fils de René Depardieu qu'il surnomme « Le Dédé », un tôlier-formeur, compagnon du devoir, et sapeur-pompier bénévole, et de Alice Marillier dite « La Lilette », mère au foyer, il grandit dans une famille prolétaire ouvrière au milieu de cinq frères et sœurs. Il passe plus de temps dans la rue qu'à l'école, qu'il quitte à l'âge de 13 ans. Au cours de son adolescence matériellement difficile, il se « débrouille » et commet quelques vols et trafics de contrebande en tous genres (cigarettes, alcool), entre autres avec des G.I. de l'importante base aérienne américaine de Châteauroux-Déols. Il fait le garde du corps des prostituées de Paris qui débarquent le week-end le jour de paye des GIs. On le surnomme alors « Pétarou ».
Son certificat d'études primaires en poche, il entre comme apprenti dans l'imprimerie du groupe de presse Centre France. Pour la saison 1965-1966, il signe une licence junior dans le club de football de la Berrichonne de Châteauroux, ce qui est contradictoire avec un départ de cette ville en 1964, après divers petits métiers, dont celui de plagiste à La Garoupe sur le Cap d'Antibes alors qu'il n'a que 16 ans. En 1968, son meilleur ami Jacy Merveille, autre caïd castelroussin, meurt dans un accident de voiture, il décide alors de prendre son destin en main. Sur les conseils du fils d'un médecin berrichon, Michel Pilorgé, il monte avec lui à Paris où ils suivent ensemble les cours de comédie de Jean-Laurent Cochet au Théâtre Édouard VII - en même temps que Claude Jade et Alain Doutey - qui le prend sous son aile et où il rencontre Élisabeth Guignot, fille de polytechnicien qu'il épouse le 11 avril 1970 à Bourg-la-Reine, cette dernière lui faisant découvrir le monde de la bourgeoisie. C'est Elisabeth qui va lui présenter Agnès Varda et son mari Jacques Demy. Son manque de culture lui fait dévorer avec passion et avidité tous les grands textes classiques tout en suivant la thérapie du docteur Tomatis pour corriger son élocution difficile et sa mémoire déficiente.
En 1970, Michel Audiard lui procure un petit rôle dans Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques. Il joue dans plusieurs pièces de théâtre à Paris, notamment dans deux pièces mises en scène par Claude Régy ; c'est là que Marguerite Duras le remarque et lui offre un rôle en 1972 dans Nathalie Granger et un autre l'année suivante dans La Femme du Gange. Mais c'est en 1974 qu'il est pleinement révélé au grand public : son rôle de « gentil » voyou en cavale dans Les Valseuses de Bertrand Blier, aux côtés de Patrick Dewaere et de Miou-Miou, est un succès doublé d'un scandale de mœurs en raison des dialogues crus et de la sexualité débridée des personnages. Cette même année, il reçoit le prix Gérard-Philipe de la ville de Paris. En 1975, il se libère du rôle étriqué de petit loubard grâce au succès de Sept Morts sur ordonnance de Jacques Rouffio. Vient ensuite sa période des grands réalisateurs italiens : Bernardo Bertolucci (1900) ou encore Marco Ferreri. Depardieu impressionne par son aisance à changer d'univers, à l'image des si différents Le Camion (1977) de Marguerite Duras et Inspecteur la Bavure (1980) de Claude Zidi.
Tout en restant fidèle à Bertrand Blier (Tenue de soirée, Trop belle pour toi), Depardieu élargit son répertoire auprès d'autres grands noms du cinéma d'auteur français, en refusant de s'enfermer dans un genre :
- Maurice Pialat le fait tourner dans quatre films, dont les très remarqués Police et Sous le soleil de Satan qui lui vaudra un Prix d'interprétation à la Mostra de Venise en 1985 ;
- Alain Resnais lui confie le rôle de l'un des « cobayes » dans Mon oncle d'Amérique.
- François Truffaut lui propose à la même époque des rôles d'amoureux passionné : La Femme d'à côté précédé du Dernier Métro, succès commercial qui lui vaut le César du meilleur acteur en 1981.
- Francis Veber l'illustre parallèlement dans des comédies de type buddy movie à la française en formant un tandem gagnant avec Pierre Richard : La Chèvre en 1981, Les Compères en 1983 et les Fugitifs en 1986.
En 1981, il s'est également essayé à la synchronisation, avec le doublage de John Travolta dans Blow out, réalisé par Brian DePalma.
On le retrouve également dans des films en costumes, où il incarne plusieurs personnages historiques ou issus de la littérature française :
- Le Retour de Martin Guerre de Daniel Vigne (1982), qui lui donna sans doute un certain goût pour ce type de rôle ;
- Jean de Florette pour Claude Berri (1986) ;
- le rôle de Rodin dans Camille Claudel (1988) de Bruno Nuytten ;
- Cyrano de Bergerac (1990) de Jean-Paul Rappeneau où son interprétation tonitruante et pleine d'allant du célèbre personnage de la pièce d'Edmond Rostand lui vaut un nouveau César, une palme cannoise et une nomination à l'Oscar du meilleur acteur, ainsi qu'une critique et un public conquis ;
- 1492 : Christophe Colomb de Ridley Scott (1992) ;
- Porthos dans L'Homme au masque de fer (1998), D'Artagnan dans Blanche (2002), Mazarin dans La Femme mousquetaire (2002) ;
- Le rôle de Marin Marais aux côtés de son fils Guillaume Depardieu dans Tous les matins du monde d'Alain Corneau en 1991.
Dans les années 1990, après notamment le succès de Cyrano de Bergerac, sa notoriété s'étend et le cinéma américain lui propose des premiers rôles comme dans Green Card de Peter Weir avec Andie MacDowell (1990). Pourtant sa carrière américaine sera pratiquement stoppée net avec la parution d'une interview dans le magazine américain Time en février 1991 où il aurait raconté avoir assisté à Châteauroux à un viol alors qu'il était âgé de neuf ans : une tempête médiatique inouïe s'est alors déchaînée contre Depardieu aux États-Unis car le journaliste du Time avait traduit « assisté » par « participé » (ce qui, à neuf ans, était tout à fait ridicule). Ce scandale lui ôte toutes les chances d'obtenir en 1992 l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans Cyrano, distinction pour laquelle il était pressenti.
En 1993, il tourne sous la direction de Jean-Luc Godard dans Hélas pour moi. Il multiplie également les succès publics dans des comédies avec des rôles inattendus : Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi, Le Placard de Francis Veber, Tais-toi !. N'ayant plus rien à prouver, il participe à de grands téléfilms (citons pour mémoire son excellente interprétation dans Le Comte de Monte-Cristo ou son rôle de Jean Valjean dans Les Misérables. En 2004, son rôle de flic fatigué est très remarqué par la critique dans 36 Quai des Orfèvres. Pilier du cinéma français, on fait appel à lui pour des rôles auprès d'Isabelle Adjani (Bon voyage en 2003) et de Catherine Deneuve (Les Temps qui changent en 2004).
En 2004, il est le sujet d'une controverse quand on annonce qu'il joue au théâtre avec une oreillette, ce qui serait dû à ses accidents de moto.
En 2005, il reprend un rôle immortalisé par Michel Simon (Boudu sauvé des eaux), dans un remake de Gérard Jugnot intitulé Boudu.
En 2008, Gérard Depardieu reprend le rôle d'Obélix pour la 3ème fois dans Astérix aux Jeux olympiques, joue dans Disco de Fabien Onteniente, dans Babylon A.D de Mathieu Kassovitz et dans Mesrine : L'Instinct de Mort de Jean-François Richet.
En 2009, Depardieu apparaît dans Bellamy sous la houlette de Claude Chabrol, puis dans Coco aux côtés de Gad Elmaleh. L'année suivante, il partage le haut de l'affiche avec Benoît Poelvoorde dans L'Autre Dumas.
En 2010, il joue dans La Tête en friche de Jean Becker, puis il offre ses talents d'acteurs aux réalisateurs Gustave Kervern et Benoît Délépine dans le très décalé Mammuth, rôle pour lequel il est nommé aux Césars 2011 du meilleur acteur, avant de s'afficher dans Potiche de François Ozon et d'interpréter le rôle de Bruno Chiche dans Je n'ai rien oublié.
En 2011, il interprète une quatrième fois le personnage d'Obélix pour le film Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté dont la sortie en France est prévue pour le 17 octobre 2012.
Avec plus de 170 films tournés, il est l'un des plus importants acteurs français, tant pour les thèmes traités que pour l'éventail de ses rôles.
Autres activités
Son grand appétit concerne également sa passion des affaires. Il possède des vignobles dans la zone d'appellation viticole des Coteaux-du-layon au château de Tigné en Anjou depuis 1989, à Panteleria, en Italie, au Maroc et 150 hectares à Tlemcen en Algérie avec le milliardaire algérien Rafik Khalifa, son ami. En 2001 Depardieu s'associe avec l'homme d'affaires Bernard Magrez pour créer la société « La Clé du Terroir » et acquérir et promouvoir de nouveaux domaines viticoles. Il a également investi dans de grands restaurants (Paris, Canada et Roumanie), ainsi que dans un hôtel, une brasserie, une cave-restaurant et une poissonnerie, tous situés rue du Cherche-Midi à Paris. Il est aussi producteur via la société de production DD Productions créée dès 1983 avec des administrateurs tous membres de sa famille. En 1999, il a investi plusieurs millions de francs dans l'exploration pétrolière à Cuba.
Selon le classement annuel établi par Le Figaro en 2003, la rémunération de Gérard Depardieu pour 2002 est de 2,04 millions d'euros (hors TV et théâtre). Depardieu est l'acteur français le mieux payé en 2005 avec 3,2 millions d'euros de gains estimés, soit environ 800 000 euros pour chacun de ses films sortis en 2005. En 2004, dans ce même classement, il était troisième avec des gains quasiment équivalents (3,35 millions). En 2008, il est encore l'acteur le mieux payé du cinéma français avec 3,54 millions d'euros.
Une partie des revenus de l'acteur proviennent de la publicité. Dans les années 1990, il toucha 7 millions de francs pour la pub Barilla. Il fit une autre publicité pour Senoble.
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