Raya et le dernier dragon Etats-Unis 2020 – 107min.

Critique du film

La confiance avant tout

Peter Osteried
Critique du film: Peter Osteried

Un film qui aurait dû sortir l’année dernière, pris lui aussi dans les mailles de la Covid-19; Raya et le dernier dragon n’a cessé d’être repoussé. Pour la sortie de son nouveau long-métrage d’animation, Disney a proposé une stratégie à deux vitesses, une sortie initiale et privilégiée sur sa plateforme de streaming Disney+ et voilà que Raya et le dernier dragon trouve enfin le chemin des salles romandes.

Il y a 500 ans, dans un pays appelé Kumandra, hommes et dragons vivaient en harmonie avant que le monde ne soit frappé par un terrible fléau. En effet, des démons de feu, appelés les Druuns, transforment les êtres vivants en statues de pierre avant que la magie des dragons ne vienne les sauver. Ce sacrifice aurait dû réunir les humains, mais voilà qu’ils se retournent les uns contre les autres et les voilà divisés en cinq tribus. 500 ans plus tard, un chef de tribu transmet à sa fille son rêve de voir le pays de Kumandra réunifié et la voilà en quête du denier dragon…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Disney nous présente ici un film magnifique. Une épopée animée de créatures magiques, de personnages bigrement sympathiques, et qui profite d’un fort message en son cœur: l’union fait la force, et la confiance inspire la confiance. En somme, une ode au courage et à l’entraide, qui aurait pu sombrer dans une myriade de kitsch, mais il n’en est rien. Au contraire, Raya et le dernier dragon trouve le ton juste et garde un équilibre toujours parfait.

Marchant dans les pas des grandes quêtes fantastiques, Disney dévoile une action édulcorée et ultra-rythmée. Il faudra noter des combats à l’épée merveilleusement réalisés et leurs rythmes endiablés. Raya et le dernier dragon dévoile un réalisme tel que l’on en oublie l’animation par ordinateur.

Un long-métrage d’animation façon haute couture et aux multiples grilles de lecture pour enthousiasmer un large public. Il ne fait aucun doute que Raya et le dernier dragon offrira à son public l’occasion de s’émerveiller en grand et de partir à la rencontre de ses personnages tridimensionnels et aux dessins clairs.

Pour celles et ceux qui auraient d’ores et déjà profité de Raya et le dernier dragon sur la plateforme de streaming, Disney accomplit sa mission de ramener le cinéma à la maison. Pour les autres, Raya et le dernier dragon ne manquera pas de vous enchanter sur grand écran.

(Traduit et adapté de l’allemand par Théo Metais)

11.05.2021

4

Votre note

Commentaires

Vous devez vous identifier pour déposer vos commentaires.

Login & Enregistrement

vincenzobino

il y a 17 jours

3.5: Heart of Thrones
Royaume de Kumandra, il y a fort longtemps : cinq peuples différents l’habitent, chacun protégé par un dragon. Mais un cataclysme et un sacrifice commun provoquent leur disparition. 5 siècles plus tard, Raja habitant une de ces terres, hérite de son père d’une des cinq pierres pouvant faire revenir les dragons à la vie. Son protégé est Sissu. Mais il faut pouvoir réunifier les 4 autres royaumes et pas évident de les réconcilier. A moins de faire preuve de certains pouvoirs.
Le voici ce nouvel opus Disney synonyme de reprise cinéma 2021 pour votre serviteur. Une reprise agréable mais légèrement frustrante.
Les vingt premières minutes nous rappellent trop une illustre série de la décennie écoulée et cette réécriture en soi avec sacrifice peut rendre quelque peu sceptique, de même que l’absence d’humour et de séquences « enfantines ». Il faut attendre l’arrivée de Sissu pour les trouver.
Le tout manque d’une émotion sincère et est assez facilement devinable en l’absence d’une rupture claire, mais les enfants, surtout filles, comme lu dans plusieurs critiques, devraient y trouver leur compte.
Pour votre serviteur éternel enfant en lui, il demeure une très belle illustration du pardon, une musique de Newton Howard très entraînante et un certain plaisir de retrouver un univers de dragons, bien que beaucoup plus enfantin que l’œuvre précitée de R. Martin.
Se laisse donc voir.Voir plus


CineFiliK

il y a 1 mois

“Tigresse et dragonne”

Il y a fort longtemps, dans une contrée appelée Kumandra, les dragons disparurent en sauvant l’humanité des Druuns, esprits malfaisants. Mais les rivalités entre clans demeurèrent et le pays fut divisé en 5 royaumes avides de posséder la gemme protectrice laissée par le sacrifice de ces êtres fabuleux. Suite à une trahison, la pierre précieuse fut brisée libérant les Druuns. Sur une terre désormais ravagée et plus que désunie, la jeune Raya s’engage à retrouver les morceaux éparpillés du joyau dans l’espoir de rassembler les peuples et recréer l’harmonie.

Plus besoin de se travestir en homme pour être dorénavant considérées, les femmes s’assument et prennent le pouvoir. Qu’elles soient reines, cheffes des armées, guerrières intrépides ou créatures légendaires, elles font tourner le monde. Mais pas de perspective virginale, les héroïnes étant aussi en proie au doute, à la méfiance et à la cupidité destructrice. Même les bébés sont des petites voleuses. Les sœurs cadettes de Mulan ne croient plus au prince charmant et osent déclarer : « Rappelle-moi de ne pas faire d’enfants ! ». Quant aux dragons, la voix rauque, ils prennent l’aspect très particulier et pas forcément réussi de licornes arc-en-ciel à longues queues.

Disney vit donc avec son temps estimant qu’une relecture inclusive du conte de fées pouvait lui faire gagner plus que perdre. Et c’est satisfaisant. Les personnages nuancés gagnent en épaisseur. Pincées de mythologie asiatique, atmosphère fantastique, quête initiatique, message écologique, kung-fu et humour ludiques épicent le potage équilibré. Même si le scénario s’en va glaner des motifs connus chez Vaiana, Tolkien, voire Game of Thrones, animation et réalisation convainquent, misant sur la qualité plutôt que l’originalité.

(7/10)Voir plus

Dernière modification il y a 1 mois


Autres critiques de films

Nomadland

Mortal Kombat

Cruella

The Father