Parents d'élèves France 2020 – 89min.

Critique du film

Un baby-sitter en père improvisé

Sven Papaux
Critique du film: Sven Papaux

Après Telle mère telle fille et ses aventures sérielles entre Connasse et Plan Cœur, Noémie Saglio s’attaque à son second long-métrage. Rien de bien folichon.

Vincent Marguet (Vincent Dedienne) est un baby-sitter un peu décalé, celui de Bart (Oscar Pauleau). Sa maman est mère célibataire et impossible pour elle de l’emmener et d’aller le chercher à l’école. Une petite réunion d’élève plus tard, Bart demande à son «ange-gardien» de se faire passer pour son père. Vincent se prend au jeu et rencontre la belle institutrice, Nora Portel (Camelia Jordana). Bien sûr, une danse de l’amour se dessine pour le père de substitution.

Ces bonnes vieilles recettes comiques du cinéma français continuent à faire tourner les cinémas en ces temps de Covid-19. Noémie Saglio nous propose un divertissement sans prétention, aussi simple dans le fond que dans la forme, pour drainer les foules dans les salles obscures. L’enchaînement des situations cocasses et la présence d’un Vincent Dedienne ont de quoi nous maintenir un instant alerte, sans vraiment crier au génie. La sympathie qui découle de ce personnage attachant et légèrement déconnecté du monde extérieur, prône la solidarité. Inutile d’en rajouter une couche, mais Saglio ne cherche pas à réinventer la roue, elle se joue de la grande kermesse parentale et des relations tendues entre eux. Aussi, un facteur récurrent revient dans Parents d’élèves: l’intention d’investir les sujets sociétaux tels que l’homoparentalité et l’égalité. Disons que le film vit avec son temps, essaie d’inspirer une bienveillance sans forcer le trait. De sa trame narrative à sa figure principale, tout paraît doux avec une pointe de dérision.

Parents d’élèves s’envenime quand Vincent rencontre la «férocité» des réunions de parents d’élèves. Le «feel-good movie» qui a tendance à agacer, fait place aux truculents galimatias parentaux. La comédie grand public, convoquant les affres de l’éducation, vire à l’impétuosité. Pas facile d’être parent donc, surtout quand on n’est pas le père. Vincent Dedienne s’en amuse et se glisse dans un petit rôle sympathique qui ne casse pas 3 pattes à un canard. Nous parlons plus d’un métrage qui pose un regard - mollasson, certes - sur les aléas des relations entre professeurs et parents d’élèves. Parfois proche de la caricature, Parents d’élèves est assurément limité dans son propos, sans pour autant ouvrir une parenthèse légère - et appréciable. C’est dans cette position un peu délicate que Dedienne, la force du film, nous réussit quelque chose de plutôt drôle dans un rôle de grand enfant/ado dorénavant catapulté dans la peau d’un paternel, sous le charme de la prof. Un peu cliché, mais ça passe.

05.10.2020

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Commentaires

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CineFiliK

il y a 1 mois

“La lutte des classes”

Mère célibataire, Elyse engage son voisin Vincent pour emmener Bart, son fils, à l’école. Afin d’éviter la honte devant ses camarades, le garçon présente son « babysitter » comme son père. Ce qui finit par arranger celui-ci, pas insensible aux charmes de Nora, l’institutrice.

C’est un adulescent trentenaire ce Vincent, contraint de chercher le mot « responsable » sur Google afin d’en connaître la définition. Pourtant, sa désinvolture et son sens de l’humour feront mouche auprès des élèves qui l’adopteront sans peine. Quant à leurs parents, ce sont bien eux la source de tous les problèmes.

Dans le rôle, on appelle au pupitre Vincent Dedienne, jeune premier d’une comédie romantique. Le comique bien aimé au débit de mitraillette sort de cette terrible jungle avec les honneurs. A ses côtés, Camelia Jordana, chanteuse de plus en plus actrice, impose en douceur son charme atypique. Ce couple inattendu ne laisse pas indifférent. Mais c’est le scénario qui mérite un zéro de conduite. Bien peu original et sans mordant véritable, il s’achève dans le sucre et la guimauve dégoulinante. Insuffisant pour passer en classe supérieure.

5/10Voir plus

Dernière modification il y a 1 mois


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