Tomb Raider Etats-Unis 2018 – 122min.

Tomb Raider

Critique du film

Tomb Raider

Théo Metais
Critique du film: Théo Metais

Lara Croft (Alicia Vikander), 21 ans travaille comme coursière et sillonne à vélo l’East End de Londres pour payer les factures. Elle est l’unique dauphine de l’empire Croft et les walkyries lui sermonnent de succéder à son père (Dominic West). Sept années se sont écoulées depuis sa disparition mais convaincue de sa survie, elle refuse et se rendra sur la tombe légendaire de la reine Himiko pour y résoudre sa dernière énigme.

En 2018, Tomb Raider c’est un nouveau visage et une “all-new origin story”. L’histoire reprend là où jamais elle ne s’était arrêtée et Alicia Vikander (Ex Machina, The Danish Girl) incarne la version contemporaine de l’une des dures à cuire les plus emblématiques de la culture populaire.

Kickass et sex-symbol; entre James Bond Girls, playmates intrépides et le fantasme geeky d’un bikini qui fait valser les armes, Lucy Lawless (Xena La Guerrière) et Angelina Jolie (Tomb Raider) eurent leurs heures de gloire mais les moeurs évoluent et Roar Uthaug regalbe une icône. Lara Croft devient une aventurière rajeunie, semblable à ses contemporains et incarne une certaine idée de la vingtaine branchée. Un brin cliché sur sa petite reine de coursière ambulante, Alicia Vikander démystifie l’héroïne et ouvre la voie à une réécriture stéréotypée mais néanmoins rafraîchissante.

A bord d’une vieille carcasse et chaperonnée par son capitaine Lu Ren (Daniel Wu), Lara Croft brave la furie de la mer du Diable et approche un ancien royaume de l'archipel japonais. Sur place, le tyrannique Vogel (Walton Goggins) et son armée d'esclaves cherchent inlassablement une tombe légendaire, celle de la reine Himiko. Aficionados et profanes apprécieront le magnétisme archéologique de ce nouveau volet. Loin d’être novateur, voilà des décennies que le cinéma se fascine pour les malédictions momifiées mais bigrement cinématographiques, que voulez-vous… ça fonctionne, encore et toujours! Un bémol néanmoins quant aux scènes surgonflées de catastrophes qui alourdissent un divertissement qui aurait pu briller de plus de finesse, à l’image de son actrice principale. Mais le réalisateur de The Wave (2015) comble de bruit une intrigue lacunaire. Il reste la quête d’un père, une momie, le risque d’une pandémie mondiale et des magouilles de bureaucrates véreux, mais le suspens se résume à peu de chose. C’est la genèse, que pourrait-il bien arriver à son héroïne?

Les intentions seront ailleurs. Librement inspiré du jeu vidéo le plus vendu de la franchise, les scénaristes (Geneva Robertson-Dworet et Alastair Siddons) composent autour de la psychologie originelle de la jeune aventurière. Mais sur ce point aussi et jusqu’à un delirium final teinté de zombies, on s’étonnera d’une narration conventionnelle et d’une inspiration quasi opportuniste. Mais, laissée en friche à l’écran depuis 2003, la saga retrouve un peu de fraîcheur. Sous les traits d’Alicia Vikander, Lara Croft devient une héroïne élégante, attachante, moins furibonde et presque amicale. Non loin des sentiers battus, Roar Uthaug semble poser les bases d’un second volet (dixit la dernière réplique) et nous laisserait disons, curieux de la suite!

14.03.2018

3

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Commentaires

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loucool

il y a 8 mois

rien de nul super film


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