Atomic Blonde Allemagne, Suède, Etats-Unis 2017 – 115min.

Atomic Blonde

Critique du film

Atomic Blonde

Théo Metais
Critique du film: Théo Metais

L'agent Lorraine Broughton (Charlize Theron) est une des meilleures espionnes du Service de renseignement de Sa Majesté; à la fois sensuelle et sauvage, elle est prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival (James McAvoy), le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

Plongé en pleine guerre-froide, à quelques encablures du mur, le cascadeur et réalisateur David Leitch offre un divertissement calibré et démontre une gentille inventivité dans la beauté violente des scène d’action. Pop, sexy, intrépide et affranchie, l’espionne incarnée par Charlize Theron a l’envergure d’un genre chéri au cinéma. James McAvoy lui, se révèle toujours charismatique sous les traits d’une raclure névrosée. Le résultat manquera néanmoins de corps et d’esprit.

Atomic Blonde dévoile une machinerie d’effets visuels gargantuesques mais dispensables. Trop occupé à esthétiser la banalité du scénario, David Leitch fait preuve d’un acharnement mal centré. Sous l’ambiance berlinoise proposée en arrière plan, se chamaillent quelques graffitis muraux et trois punks aux iroquoises impeccables, ballots, sur des trabants bien clean. Ce besoin impérieux de remplir l’écran avec du “cool” est consternant. Faute de ne pouvoir être authentique, ni vraiment novateur, l’intrigue se gave de scènes pauvrement érotiques avec en filigrane, l’éternel et redondant fantasme masculin du couple lesbien. Bref, un film flashy mais superficiel. Bravo !

16.08.2017

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CineFiliK

“Son nom est Theron, Charlize Theron”

Alors que le mur de Berlin s’effrite, l’agent britannique Lorraine Broughton est envoyée sur place. La mission impossible qu’on lui impose, retrouver une liste volée de noms d’espions avant qu’elle ne tombe entre les mains des services secrets soviétiques.

Il paraît que Daniel Craig, lassé et vieilli, se cherche un successeur. Et pourquoi ne pas lui suggérer une « Jamie Bond » pour tenir la crosse du Walther PP ? Car Charlize Theron possède véritablement l’étoffe du héros. D’une carrure impressionnante filmée de dos nue dans un bain de glace, elle exacerbe sa féminité d’or dans des décolletés tombants et des escarpins acérés. Attention à l’arme de séduction massive qui saura mettre dans de beaux draps garçons et filles. Quand elle reçoit les coups, la blonde atomique devient Furiosa dans toute sa violence. Un sens de l’humour plus affûté ne lui ferait d’ailleurs pas de mal. Quant à l’histoire qu’elle veut bien nous conter, elle se tient plutôt en jouant le jeu machiavélique et doublement plaisant du trompeur trompé. Mais le plus original reste la reconstitution d’une ville en effervescence prête pour sa réunification. Mise en scène soignée, moderne et électrisante au son des tubes de l’époque pour évoquer un écroulement empli d’espoir.

7/10
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Atomic Blonde 3

seemleo

Atomic Blonde est un tout petit film, réalisé par un metteur en scène qui a certainement fréquenté assidûment une école de cinéma, mais qui a oublié l'essentiel : raconter une histoire intéressante. Sur un arrière fond de fin de guerre froide et chute du mur à Berlin, il réussit à ne pas exploiter le potentiel fascinant de la situation en ne gardant qu'une carte postale. Atomic Blonde, le personnage éponyme, est pénible et ses copains et copines espions insupportables de maniérisme à l'instar de la réalisation. L'approche flash back systématique alourdi le bateau et le dénouement est du déjà vu en moins bien. Craignant que ses recettes boursouflées ne suffisent pas, l'équipe au commande nous gratifie de combats à rallonge proche du film gore.

On sort de la salle épuisé et pas du tout heureux.

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Atomic Blonde 2

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