En avant Etats-Unis 2020 – 102min.

Critique du film

Sur les traces d’un père disparu

Théo Metais
Critique du film: Théo Metais

Cette année le festival berlinois s’est offert le petit dernier des écuries Disney-Pixar. L'œuvre du réalisateur Dan Scanlon, Onward, parlé en version originale par Tom Holland et Chris Pratt, embarque deux frères dans un monde féerique pour une aventure sur les traces d’un père disparu. Aussi touchant que fidèle à la célèbre maison d’animation.

Quelque part à New Mushroomton vit une famille d’elfes, deux frères et leur mère, seuls dans une maison en champignon. Alors que le jeune Ian Lightfoot (Tom Holland), fête ses 16 ans, lui et son aîné Barley (Chris Pratt) s’apprêtent à vivre une aventure extraordinaire alors que leur père leur avait laissé un cadeau bien spécial: un sceptre de mage qui permettrait de faire revivre leur père décédé le temps d’une journée. Seulement le sort ne fonctionnera qu’à moitié et du père ne réapparaîtront que les jambes. Dès lors, les deux frères se mettent en quête d’une pierre précieuse qui permettra de compléter le sort pour faire réapparaître l’autre moitié et dire un dernier adieu à leur père.

Après le très réussi Toy Story 4 et son road trip en camping-car, Onward perdure la tradition Pixar et nous embarque dans le van, estampillé d’une licorne, de Barley pour une épopée féerique sur les traces d’un père disparu. Interprété en version originale par les acteurs Tom Holland et Chris Pratt, Ian et Barley nous parlent d’adolescence et de deuil, surtout, au milieu de la féérie contagieuse du monde imaginé par les équipes de Dan Scanlon. Aussi touchant que parfaitement fidèle aux sujets de prédilection de l’écurie d’animation, et sans pourtant jamais renouveler le genre, Onward séduit par la précision de son écriture, universelle, drôle, toujours inventive et resplendissante d’une iconographie geek, comme une lettre d’amour aux underdogs du lycée. En chemin, les deux ados accompagnés de leur père coupé en deux proposent un road trip initiatique familial, salvateur et réconfortant.

(Berlinale 2020)

04.03.2020

3.5

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Commentaires

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vincenzobino

il y a 7 mois

4.5: Mon fils ce héros
Dans un royaume imaginaire semblant similaire au nôtre mais uniquement peuplé d’elfes : Ian et Barley sont deux frères orphelins. Si le premier venant de fêter ses 16 ans est aussi calme et craintif, le second véritable tête brûlée et avide d’émotions fortes est le vrai papa de remplacement. Pourtant leur père Will leur manque et lorsque Barley découvre un sort pouvant permettre au duo de passer une journée avec leur père, les deux frères sont prêts à l’aventure... sauf peut-être à une présence féminine.
Le voici donc ce premier véritable Pixar post-Lasseter. Au vide laissé par l’illustre père de Woody et Cie se mêlait cet apparent manque paternel. Un magnifique hommage héritage.
La première séquence virtuose visuellement semble nous diriger vers un monde fantastique mais l’on comprend très vite que l’espèce de terre elfique sur laquelle nous sommes n’a rien de différent avec notre planète bleue.
Après les filles, c’est aux garçons d’être directement visés par ce dernier opus Pixar: tant les enfants adolescents soit timides soit Geeks ou finalement casse-cou, que leurs pères avides d’aventures.
Et ce film est non seulement une véritable communion masculine mais Mesdames mères, vous n’êtes pas oubliées entre une étrange tenancière et une mère poule prêtes à tout pour permettre à l’impossible d’être réalisable.
Animation toujours top et pour tous les fidèles de la franchise mais aussi fans d’un célèbre archéologue, vous allez vivre une toute belle émotion, sans toutefois égaler la perfection qu’était Coco qui pour moi demeure le vrai modèle filial.
Mais cette plongée dans les souvenirs pour certains et communion avec l’avenir impossible comme une résurrection pour d’autres est à recommander vivement.Voir plus


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