Greenland - Le Dernier Refuge Etats-Unis 2020 – 119min.

Critique du film

Butler et la planète, foudroyés par une comète

Sven Papaux
Critique du film: Sven Papaux

Gerard Butler reprend du service pour sauver le monde. Un film catastrophe qui emmène le colosse à travers des États-Unis ravagés par la colère des cieux.

Les 3 membres vont devoir se serrer les coudes pour se sauver d’une pluie de comètes. Un couple divorcé: John Garrity (Gerard Butler) et Allison (Morena Baccarin) et leur jeune fils Nathan, diabétique et sous insuline, vont devoir slalomer entre les informations terrifiantes et le chaos environnant pour réussir à échapper à la fin du monde. La raison du cyclisme: une comète s’abat sur la surface du globe. Les villes s’embrasent à travers le monde et l’humanité court à sa perte.

Ric Roman Waugh nous offre un nouveau film catastrophe. Greenland imagine l’impact d’une comète surnommée «Clark» qui, dans un premier temps, devait rater la Terre. Mais comble de malchance, sa trajectoire dévie et voilà que la surface du globe se fait souffler par des ondes de choc d’une violence inouïe. La ville de Tampa (Floride) est la première à se faire souffler par un fragment de la comète.

La catastrophe croissante, Waugh joue sur la surenchère et axe son film sur une famille qui va rapidement se faire séparer par la force des choses. Une flopée d’imprévus, de malheureux événements vont pousser Allison et John à jouer de leur vie. Des tribulations familiales bien fades, sombrant rapidement dans la caricature du film catastrophe. N’évitant pas les pièges du genre - actes purement stupides à plusieurs égards -, Greenland empêche le spectateur de pleinement plonger dans l’histoire. Difficile de croire à l’histoire quand les voitures continuent à déambuler calmement sur les autoroutes alors que la fin du monde est proche. Soit.

La mise en scène aléatoire ne fait qu’accroitre la distance entre le spectateur et les personnages. La performance sans âme de Gerard Butler n’aide pas vraiment. Mais l’intérêt, après de multiples interrogations, nous vient de l’empathie et les réactions de gens terrorisés par l’horreur. Le scénario ne puisant pas assez dans la profondeur des personnages avancés, le sensationnel prend rapidement le pas pour délaisser la capacité de réaction - plausible ou pas - des différents protagonistes.

Mais Greeland et Ric Roman Waugh préfèrent miser sur le film pop-corn pour maintenir un côté plus spectaculaire qu’humain. Une balance des 2 sujets aurait été intéressante. Les personnages ne représentent pas grand-chose, enlisés dans différentes strates émotionnelles mal employées. Mais peut-on vraiment imputer à Waugh cette errance? À vrai dire, Greenland remplit le cahier des charges, même si très forcé, genre de croisement entre 2012 et Deep Impact. Laissons-lui ce petit point positif: on en sort partiellement diverti.

12.08.2020

2.5

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Commentaires

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vincenzobino

il y a 20 jours

2020, l’Odyssée de l’extinction
John est un bâtisseur de cathédrales ou plutôt de gratte-ciels. Il a une parfaite maitrise de la direction au dépens de son couple battant de l’aile. Mais lorsque une comète, Clarke, menace de détruire notre planète bleue, tous les différents avec son épouse Allison sont évaporés pour un objectif commun : sauver leur fils diabétique Nathan en pouvant rejoindre une base secrète destinée à une certaine élite dont le trio fait partie. Encore faut-il pouvoir survivre à l’humanité.
Le voici ce nouveau film apocalyptique prévoyant la fin du monde. Un apparent message indirect face à la pandémie actuelle rend la proposition amusante à défaut d’être parfaite.
Il est absolument nécessaire d’avoir un huitième degré face aux nombreuses imperfections niveau récit, mais il faut rendre à Clarke et Gerard ce qui leur appartient, à savoir un savoureux esprit critique face aux autorités absolument absentes du film, ainsi qu’une féroce satire sur le comportement de survie humaine à décourager de s’inscrire à un prochain Koh-Lanta. Et franchement, de voir la Terre ainsi « nettoyée » fait du bien.
Se laisse voir si cet esprit critique...Voir plus


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