Spider-Man: Far from Home Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis 2019 – 130min.

Spider-Man: Far from Home

Critique du film

La pas si folle virée de Peter Parker

Lino Cassinat
Critique du film: Lino Cassinat

Après les évènements d’Avengers : Endgame, les attentes sont nombreuses concernant les films suivants dans le MCU. Car mine de rien, après un tel évènement cinématographique, il faut trouver un moteur suffisamment puissant pour enchaîner avec la suite. Malheureusement (ou pas ?) pour ceux qui ont de telles attentes, elles ne seront quasiment pas comblées par Spider-Man : Far from Home.

Nous voilà après les évènements d’Avengers: Endgame. Spider-Man pensait laisser un temps le costume de super-héros derrière lui en partant en vacances en Europe. C’était sans compter sur Nick Fury et l’attaque d’étranges créatures sur le continent.

Le film se vit en effet quasi-intégralement comme un épilogue de la phase 3 de Marvel, mais ne lance rien de concret ou de suffisamment solide pour la phase 4. Non, Spider-Man est bien un film consacré intégralement à son héros Peter Parker, malgré l’ombre imposante (et un peu envahissante) d’Iron Man. Et comme Spider-Man : Homecoming, il est très clairement une comédie orientée teenage drama qui aurait encore beaucoup à apprendre de La Folle Journée de Ferris Bueller.

Pourquoi ? Car l’écriture et le rythme du film sont tout ce qu’il y a de plus banal, et les personnages plus lisses et parfaits que jamais. Alors, l’ensemble de Far from Home tient correctement, tant dans son versant comique que dans son versant émotionnel, et Tom Holland confirme qu’il est un choix de casting excellent, comme la plupart des autres acteurs - seul Samuel L. Jackson semble ne plus en avoir rien à faire. Mais tout cela ne peut dissiper le sentiment d’une comédie adolescente extrêmement aseptisée, et surtout, extrêmement peu ambitieuse.

Et d’un côté, on le comprend : en plus de la romance et des personnages, il faut aussi développer l’action et les super-héros. Et là en revanche, c’est une vraie douche froide. Passons rapidement sur Mysterio : son adaptation en gentil et son interprétation par Jake Gyllenhaal ont beau être réussies (malgré une surabondance de « bullshit tech »), absolument personne d’un peu familier avec l’univers de Spider-Man ne sera surpris lors du gros twist le concernant. Une bonne moitié du récit se déroule donc dans une atmosphère de mystère artificiel concernant la menace, et on se languit d’attendre que le film arrête les faux-semblants et passe aux choses sérieuses.

Mais le plus gros problème du film, c’est sa dimension grand spectacle. Si les illusions de Mysterio sont très bien pensées, les scènes d’actions pures sont franchement fainéantes. Spider Man : Far from Home ne fait preuve d’aucune inventivité et exploite à peine les possibilités chorégraphiques offertes par son super-héros. Et surtout, il fait l’erreur fatale de garder sa pire scène d’action pour la fin, et le climax est fouillis, illisible, raté. Impardonnable pour un film venant d’une franchise aussi friquée que le MCU. Avertissement : il y a deux scènes post-crédits (et la première est une assez savoureuse caricature d’Alex Jones).

En bref !

Spider Man : Far from Home se suit sans déplaisir, mais manque cruellement d’audace et d’inventivité, et s’oublie quasiment dans la seconde.

01.07.2019

3

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Commentaires

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CineFiliK

il y a 4 mois

“Vacances scolaires”

La disparition de Tony Stark, son mentor et ami, pèse sur le moral de Peter Parker. Le voyage scolaire prévu en Europe ne peut lui faire que du bien. Mais des monstres venus d’ailleurs vont grandement perturber ses vacances.

Les Avengers sont morts, vive les Avengers ! Whitney Houston et son éternel I will always love you leur rend un hommage vibrant et drôle pour débuter. Et c’est avec un plaisir certain que l’on retrouve Tom Holland pour incarner le jeune homme araignée encore en formation. Naïf et maladroit, il suscite la sympathie.

Hélas, le reste ne convainc pas. Une Europe de clichés – gondoles à Venise, opéra à Prague et Edam hollandais –, des idiots pour professeurs et camarades, ainsi que des effets spéciaux sans génie. Même l’humour potache rythmant l’ensemble finit par lasser. Tout n’est qu’illusion, de même que le grand méchant.

Après la réussite créative du très animé Spider-Man: new generation, le côté régressif de cette colonie de vacances ne peut que décevoir.

5.5/10Voir plus

Dernière modification il y a 4 mois


Led186emi

il y a 4 mois

Magnifique ce film je le conseille à tous publique


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