Sorry We Missed You Belgique, France, Royaume-Uni 2019 – 100min.

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26 Avis des internautes

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Commentaires

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CineFiliK

il y a 24 jours

“Les Misérables”

Usé par les emplois fragiles et mal payés dans le bâtiment, Ricky décide de se mettre à son compte. Il acquiert la franchise d’une entreprise de livraison à domicile et devient chauffeur indépendant. Une liberté bien illusoire.

Dès les premières minutes, on ressent le piège se refermer sur le personnage et le spectateur. Il faut s’endetter pour gagner plus. Aucun salaire versé évidemment, mais un paiement effectué à la course. Pour être rapide, la location d’une camionnette en bon état s’avère nécessaire. La voiture de l’épouse Abby, infirmière à domicile, en fera les frais. Elle prendra le bus. La pression est constante pour honorer les contrats et servir un client toujours plus exigeant. Pas le temps de manger ni de pisser ailleurs que dans une bouteille. Les heures s’accumulent au détriment de la vie de famille, île ultime qui se noie. Adultes et enfants n’ont plus de rêves et perdent pied.

La démonstration est implacable et dénonce une société ubérisée où la performance a remplacé l’humain. Les chiffres sont les chaînes invisibles de cet esclavage moderne. Mais est-il nécessaire de chuter dans le misérabilisme pour réveiller les consciences ? Dans le cinéma militant de Ken Loach, même les chiens n’ont que trois pattes…

6/10Voir plus

Dernière modification il y a 24 jours


vincenzobino

il y a 1 mois

I Robot
Newcastle: Ricky vient d’entrer dans une sorte de franchise auprès d’un transporteur afin de livrer des paquets. Tout comme pour son épouse Abbie, aide-soignante à domicile, ce sont de longues journées quasiment sans repos. Et lorsque l’on a deux enfants, Seb et Lisa et que le garçon s’avère réfractaire à toute autorité, pas facile de mener l’entreprise familiale. A moins d’un fâcheux contretemps.
Le voici donc ce retour de Ken Loach, qui après sa bouleversante Palme d’Or semblait vouloir quelque peu alléger son sujet. Mission quasi réussie.
Tout connaisseur du cinéaste le sait: les injustices sociales sont son cheval de Troie. Et les surplus professionnels ne permettant aucune vie de famille, souvent traités, ne reçoivent pas avec cet opus leurs meilleurs traitements, à l’image des colis et des patients.
Il reste un style que l’on avait quelque peu perdu : la satire humaine. Et cette notion de robotisation présente durant la première heure pousse souvent à sourire, particulièrement les séquences sur le dépôt des camions, domaine que sur un plan professionnel je fréquente quotidiennement. Et le contraste avec la notion de profit est totalement abjecte d’un côté, et de l’autre représente admirablement les invraisemblances professionnelles britanniques.
Mais c’est bien le rôle de père de famille qui est le plus brillamment traité : illustration avec le rapport adolescent-numérique négligeant ses études et se sabotant malgré un talent artistique certain et douteux à la fois. Illustration avec la géniale Lisa, le plus marquant du quatuor : par un esprit pratique et un geste d’amour, elle bouleversera tous les parents ne prenant pas assez de temps pour eux-mêmes.
J’aurais néanmoins une petite réserve sur le pourquoi du titre : non pas sur un point scénaristique, mais bien sur l’ultime décision de Ricky, certes provoquée par une circonstance choquante mais dont le rôle de père et la place auprès de la famille en rendra sceptique. Néanmoins cet ultime opus en date est à recommander pour son quatuor parfaitement interprété, et pour les fans d’un certain club de foot.Voir plus


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