Climax France 2018 – 95min.

Climax

Critique du film

La drogue c'est mal !

Théo Metais
Critique du film: Théo Metais

Une troupe de danseurs se retrouve dans une salle pour une dernière répétition, mais la soirée dérape ...

Chez Gaspar Noé, il y a des bad trips plus ou moins jouissifs et celui-ci est à ce point insupportable qu'il en est absolument mémorable. Urticant, cinglant, incestueux, étouffant et apocalyptique; Climax est une coulée d’acide interminable couplée aux relents d’un cinéma d’horreur italien des années 70. Une inexorable plongée en enfer hallucinée, sublimée par des plans séquences interminables, à bout de souffle. L’occasion, au passage, d’offrir un rôle de choix à Sofia Boutella (Atomic Blonde, Hotel Artemis) toujours plus étonnante. Cette troupe de danseurs fauchée par une sangria surprise déroule une métaphore machiavélique du passage sur terre, une sorte d'extase macabre cramée par la drogue. Le diable s’invite dans une comédie humaine dantesque et irrespirable. L’esprit se crispe sous les gravats d’une techno assourdissante, et les hurlements de cet enfant enfermé dans le placard électrique, à cause d’une mère noyée dans la dope, sont à vous lacérer le coeur au rasoir.

Tout partait pourtant bien, l’introduction sur les VHS des candidatures des danseurs est même amusante. Le téléviseur est d’ailleurs encadré par les cassettes d’entre autres Possession, Suspiria ou Un Chien Andalou; ceci aurait dû nous mettre la puce à l’oreille (ou à l’oeil)... Bref, la suite est un noeud coulant, une transe d’un genre néon-gothique à mi-chemin entre la guerre civile et le suicide collectif. Une overdose d’absolument tout ce qui compose l’existence. Un bémol peut-être pour le diaporama de répliques baveuses et graveleuses de l’après répétition, aussi immondes soient-elles, le vulgaire surnage parfois au travers de la farce. Mais avec ce nouveau long-métrage, Gaspar Noé surclasse l’irrévérence, (presque) à la manière d’un Jérôme Bosch.

22.09.2018

4

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Commentaires

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CineFiliK

il y a 4 mois

« Trip advisor »

Un jour d’hiver, des danseurs répètent une chorégraphie endiablée dans un lieu isolé. Mais de l’acide ajouté à la sangria du buffet va transformer la fête en cauchemar éveillé.

Une femme éplorée s’avance péniblement dans un paysage blanc. Elle s’écroule et hurle son désespoir. Vu du ciel, l’ange déchu qui s’agite encore a du rouge sur les ailes. Le sang macule la neige. Bienvenue dans le monde de Gaspard Noé où le plus beau côtoie le pire.

Des scènes de casting, qui donnent un prénom et un semblant d’épaisseur aux personnages, posent le décor. Un mur de livres et de vidéocassettes rappelle les sources d’inspiration du réalisateur : Un chien andalou, Suspiria, Possession, Suicide, mode d’emploi…

Entrez dans la danse. Sur une musique de Cerrone, les pantins sans ficelles désarticulent leurs nuques, bras et jambes, à la vitesse de la lumière. La caméra s’envole, le plan-séquence est maîtrisé et les gestes virtuoses électrisent. Vive la transe !

« Enter the void ». Quand les danseurs ouvrent la bouche, c’est toute leur superbe qui s’effondre avec eux. Mal, ils alignent, devant un rideau tricolore, des banalités sur la nation, le sexe, l’amour et la drogue, encouragés par de furtifs intertitres : « Naître est une opportunité unique », « Vivre est une impossibilité collective » et « Mourir est une expérience extraordinaire ». S’ensuit une longue et irréversible descente dans l’enfer de l’ennui, parsemée de scènes plus indigestes que provocantes, et plombée par un fond sonore devenu insupportable.

Si l’intention de Noé était de nous éclairer contre les effets néfastes du LSD, c’est plutôt réussi. Mais si son trip, très fier d’être français, voulait passer pour un climax cinématographique, c’est juste raté.

4/10Voir plus

Dernière modification il y a 4 mois


georges511

il y a 5 mois

    

Cette merde ne mérite même pas le qualificatif d'oeuvre en soi.
Une pure saloperie qui je dois l'avouer m'a donné la gerbe😝😝😝😝
Franchement je sais que le réal est un habitué de ces choses imondes mais là il a dépassé tout ce que je pouvais supporter dans l'ignominie humine!!!!


Fuyez ce truc juste bon à faire le buzz comme on dit et même ce buzz là sent la charogne et le non respect de l'être humain.

À gager que son futur je l'espère FIlm et non oeuvre merdique soit enfin d'1 autre calibre.

Il avait déjà dépassé les bornes du dégueulasse avec le film "irréversible"

Un seul mot pour qualifier ce truc immonde et en plus en plein dans les scandales sexuels à profusion: BEARKKKKK

Fuyez et ne vous rendez pas coupables de curiosité morbide.

Comme je l'ai malheureusement fait et j'ai vite déchanté😠😠😠😠😠😠😠

Shame of youVoir plus


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