A Beautiful Day France, Royaume-Uni, Etats-Unis 2017 – 85min.

Critique du film

You Were Never Really Here

Alexandre Janowiak
Critique du film: Alexandre Janowiak

La fille d’un sénateur disparaît. Joe, un vétéran brutal et torturé, se lance à sa recherche. Confronté à un déferlement de vengeance et de corruption, il est entraîné malgré lui dans une spirale de violence...

Présenté lors du dernier Festival de Cannes, You Were Never Really Here a marqué le public, la critique et surtout le jury de Pedro Almodovar. Le long-métrage franco-americo-britannique est ainsi reparti avec deux prix au palmarès : la meilleure interprétation masculine pour Joaquin Phoenix et le prix du meilleur scénario. Si la récompense de l’acteur américain n’est pas une surprise au vu de la performance dingue qu’il délivre dans You Were Never Really Here, il est difficile de comprendre pourquoi le film a été récompensé pour son scénario. Saillant à certains moments et profondément poétique à d’autres, il reste extrêmement basique dans sa construction et n’offre que trop peu d’originalité. Ce qui fait la force du film reste avant tout la mise en scène de sa réalisatrice Lynne Ramsay. La cinéaste britannique, à l’origine du très bon We Need To Talk About Kevin, offre une palette de séquences très stylisées et novatrices dont une scène entièrement composée par les caméras de surveillance d’un immeuble. Cependant, en recherchant à tout prix l’authenticité dans sa mise en scène tout en surfant sur un scénario pauvre, le long-métrage tombe parfois dans une compilation de scènes graphiques sans réel fond. Pas forcément aidé par un montage hésitant et loin d’être optimal, You Were Never Really est finalement, à l’image de son personnage principal, un film torturé qui finit par décevoir plus qu’impressionner.

22.11.2017

3

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Commentaires

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vincenzobino

il y a 3 ans

2.5: Collatéral Psycho
New-York: Joe est un tueur à gages, un impitoyable qui n'éprouve généralement aucune pitié. De retour d'un contrat dans l'Ohio, il est contacté par un sénateur dont la fille est portée disparue, apparemment kidnappée. Mais Joe souffre d'un mal psychologique profond provoqué par une blessure enfantine. Et sa mère constitue sa survie.
Le double primé cannois débarque dans nos salles. L'on pouvait donc légitimement s'attendre, vu le sujet, à une intensité digne de Taxi Driver et une atmosphère hitchcockienne parsemée de Mann.
Or, sitôt la scène introductive passée, et son atmosphère à la Besson nettoyeur, l'on se retrouve confronté (et je pèse mon mot) à une sorte de délire schizophrénique entachée d'un montage résultant presque d'un cocktail médical similaire à celui auquel Joe semble accro. Et l'on décroche de façon inexorable, jusqu'aux 5 dernières minutes où, la réalité dépassant le subconscient, l'on reste dubitatif devant cette issue. Niveau scénario, donc, l'on repassera.
Niveau interprétation par contre, Phœnix est remarquable même si ce rôle ne constitue pas un tournant mémorable, la nuit nous appartient ou 8 MM étant passé par là.
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