The Transfiguration Etats-Unis 2016 – 97min.

The Transfiguration

Critique du film

The Transfiguration

Critique du film: Geoffrey Crété

Queens, New York. Milo, 14 ans, vit seul avec son grand frère. Introverti, solitaire, il est régulièrement la cible de ses camarades. Pourtant, Milo a un lourd secret : il a besoin de se nourrir de sang humain, comme un vampire. Obsédé par cette figure mythologique, il tente de comprendre son étrange nature. L’arrivée d’une nouvelle voisine, Sophie, va faire naître en lui des sentiments inédits…

Heureusement que le réalisateur Michael O'Shea, qui signe ici son premier film, assume les lourdes et inévitables références de Transfiguration : parmi beaucoup de titres de films, le héros cite Morse, le beau film Tomas Alfredson qui raconte à peu près la même histoire d’amitié tordue entre un petit vampire et un humain, entre la fable horrifique et le teen movie. Transfiguration touche néanmoins par sa tranquillité extrême : Milo n’a aucun pouvoir spécial, aucune force surhumaine, subit la brutalité de son environnement et gère de manière simple cette puissante soif de sang. L’élément fantastique met en avant l’humanité du personnage, dans la tradition la plus noble du genre. Mais le film souffre de cette monotonie dramatique, articulée autour d’une amitié finalement très superficielle. La mise en scène devient vite schématique, à l’image d’une interprétation qui manque de nuances et de dimension. Michael O’Shea sera certainement très remarqué avec ce premier film, mais vivement son deuxième pour réellement savoir de quoi il est capable.

19.06.2017

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CineFiliK

“True blood”

Le jeune Milo, orphelin de père et de mère, vit seul avec son aîné dans un quartier délaissé du Queens, quand une voisine adolescente emménage. Une potentielle amie ou une future victime pour celui qui est un vampire ?

Il n’a ni la pâleur ni les canines archétypiques. Il ne redoute ni la lumière ni le crucifix qui plombe le mur de la chambre parentale. Abreuvé d’images de prédateurs, il chasse une fois le mois, tel un cycle menstruel. Loin du romantisme « craignos » des héros de Twilight, qu’il juge irréalistes, Milo – et à travers lui le réalisateur – se retrouve en les personnages de Morse de Tomas Alfredson, sa référence. Des enfants malmenés par la vie qui puisent un pouvoir de résistance dans un imaginaire mortifère. Un cinéma envoûtant, mais quelque peu léthargique, manquant de sève et de fièvre.

6.5/10
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