A Cure for Wellness Allemagne, Etats-Unis 2016 – 147min.

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14 Avis des internautes

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Commentaires

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vincenzobino

il y a 7 ans

La condition humaine
Lockart est promis à un bel avenir professionnel dans le milieu de la finance. Et ce, alors que son patron, Pembroke, est parti en cure en Suisse sans avoir donné signe de vie et que son prédécesseur est victime d'une crise cardiaque alors qu'il préparait un projet de fusion pour lequel la signature de Pembroke est impérative. Lockart est donc envoyé en Suisse avec un seul mot d'ordre: ramener son supérieur.
Le retour de Verbinski après le flop injustifié de the Lone Ranger était extrêmement attendu. De prime abord, la trame semble prendre une direction similaire au Shutter Island de Scorsese. Mais c'est bien un autre classique de la littérature qui est revisité: le Dracula de Bram Stocker. Non pas pour l'aspect amour éternel porté par le Comte a sa Mina, mais bien pour son troisième personnage principal, Jonathan Harper, dont Lockart semble être la copie conforme: ambitieux et jeune avec l'inexpérience et l'insouciance de la vie, il va voir tous ses fondements remis en question.
Verbinski se sert de ce destin parallèle et nous invite dans sa boutique des horreurs avec une tension omniprésente, des interrogations incessantes et une intrigue sur le côté Dracula-Nina que je tiendrai secrète.
Dan de Haan est parfait, dégageant avec justesse le ressenti de cette transformation: un drame personnel a marqué le jeune Lockart et l'on a l'impression, une fois ce mal connu, que l'acteur l'a également ressenti pour de vrai. Jason Isaacs est également remarquable dans un rôle dont il a l'habitude, même si ici, une certaine humanité se détache par rapport à des rôles précédents tel Lucius Malfoy ou le colonel Tavington. Mention spéciale également à Mia Goth, dont le rôle se doit d'être tenu secret.
Bien que tourné en Bavière, l'on pourrait aisément situer l'intrigue sur territoire grison et les décors naturels sont magnifiquement intégrés à l'intrigue. Un mot également de l'excellente BO signée Benjamin Wallfish, avec des emprunts certains à Danny Elfman (l'univers de Tim Burton est du reste fortement présent).
Le film a réalisé un flop lors de sa sortie US: totalement incompréhensible car l'expérience alors vécue vaut mille fois certains blockbusters cherchant à nous faire devenir comme Lockart au final.
A recommander vivement...Voir plus


CineFiliK

il y a 7 ans

“Purification”

Lockhart est un affairiste très au clair sur ses ambitions. Vite remarqué, il est dépêché en Suisse afin de ramener aux États-Unis le directeur de l’entreprise pour laquelle il travaille en vue de la fusion à venir. Celui-ci, en cure dans les Alpes, a envoyé au conseil d’administration une lettre des plus étranges marquée par le sceau de la folie. Le séjour du jeune homme sera plus long et plus douloureux qu’attendu.

La complainte grinçante qui écorche le générique initial et final cite sans complexe les pleurs du bébé de Rosemary. L’ombre du mal pèse sur les gratte-ciel de New York plus sinistres que jamais. De même que les montagnes de la blanche « Hellvétie » qui, très éloignées des clichés tenaces, abritent une faune inamicale. Le pirate Verbinski filme avec un sens aigu de l’esthétisme un sanatorium d’un autre âge dont les murs et les sols font suinter l’angoisse. Y aurait-il anguille sous roche ? Car au lieu de jouer la carte efficace de l’horreur pure, il préfère le conte fantastique peuplé d’un chevalier sauveur et de son Alice égarés dans un château hanté par un Barbe Bleu incestueux. Le grotesque est parfois frôlé. Reste le message anticapitaliste sous-jacent plutôt amusant considérant le manque de scrupules des entrepreneurs comme une maladie à traiter. Un remède purificateur pour l’éradiquer ?

6.5/10Voir plus


Membre supprimé.

il y a 7 ans

La condition humaine
Lockart est promis à un bel avenir professionnel dans le milieu de la finance. Et ce, alors que son patron, Pembroke, est parti en cure en Suisse sans avoir donné signe de vie et que son prédécesseur est victime d'une crise cardiaque alors qu'il préparait un projet de fusion pour lequel la signature de Pembroke est impérative. Lockart est donc envoyé en Suisse avec un seul mot d'ordre: ramener son supérieur.
Le retour de Verbinski après le flop injustifié de the Lone Ranger était extrêmement attendu. De prime abord, la trame semble prendre une direction similaire au Shutter Island de Scorsese. Mais c'est bien un autre classique de la littérature qui est revisité: le Dracula de Bram Stocker. Non pas pour l'aspect amour éternel porté par le Comte a sa Mina, mais bien pour son troisième personnage principal, Jonathan Harper, dont Lockart semble être la copie conforme: ambitieux et jeune avec l'inexpérience et l'insouciance de la vie, il va voir tous ses fondements remis en question.
Verbinski se sert de ce destin parallèle et nous invite dans sa boutique des horreurs avec une tension omniprésente, des interrogations incessantes et une intrigue sur le côté Dracula-Nina que je tiendrai secrète.
Dan de Haan est parfait, dégageant avec justesse le ressenti de cette transformation: un drame personnel a marqué le jeune Lockart et l'on a l'impression, une fois ce mal connu, que l'acteur l'a également ressenti pour de vrai. Jason Isaacs est également remarquable dans un rôle dont il a l'habitude, même si ici, une certaine humanité se détache par rapport à des rôles précédents tel Lucius Malfoy ou le colonel Tavington. Mention spéciale également à Mia Goth, dont le rôle se doit d'être tenu secret.
Bien que tourné en Bavière, l'on pourrait aisément situer l'intrigue sur territoire grison et les décors naturels sont magnifiquement intégrés à l'intrigue. Un mot également de l'excellente BO signée Benjamin Wallfish, avec des emprunts certains à Danny Elfman (l'univers de Tim Burton est du reste fortement présent).
Le film a réalisé un flop lors de sa sortie US: totalement incompréhensible car l'expérience alors vécue vaut mille fois certains blockbusters cherchant à nous faire devenir comme Lockart au final.
A recommander vivement...Voir plus


regis_m

il y a 7 ans

Voilà un film dans la plus pure tradition du romantisme allemand de la 1ère moitié du XIXe siècle (revisitant quelques mythes des pays de l'est bien antérieur à cette date évidemment). Et pourtant, l'histoire se déroule bien en 2016. Mais le talent du réalisateur (étonnant Gore Verbinski) fait que l'expérience en vase-clos qu'il nous propose nous fait perdre toute notion du temps... et de la réalité. Un bel hommage à E.T.A. Hoffmann, mais aussi à Terry Gilliam, par instant.

Pas envie de résumer l'histoire, car celle-ci mérite d'être une découverte totale afin de vivre l'expérience en même temps que son héros. On peut juste dire que les dimensions oniriques sont visuellement majestueuses, l'atmosphère anxiogène, malgré les décors, et le film est porté par un jeune couple d'acteurs aux interactions convaincantes.

Je rejoins pleinement PandaRescue, et encourage vivement la vision de ce film, à quelques exceptions près (allez, un copier coller de la fin de mon commentaire de Silence s'impose : ces temps, pas mal d’inscriptions sur ce site où le 1er et unique avis met 1 étoile avec des mots comme : lent, long, ennuyeux, interminable etc… Je ne parle même pas de ceux qui viennent uniquement pour démolir les avis, et dégueuler sur un film sans que l’on puisse savoir ce qu’ils aiment dans le 7ème art. Alors oui, ce film est d’un ennui mortel (je dirai même carrément chiant, n’ayons pas peur des mots) si vous faites partie de celles et ceux qui consultent leur whatsapp, facebook, twitter et instagram toutes les deux minutes au cinéma, si vos sources d’information se cantonnent à ces 4 sites cités, et si vous êtes incapable de lire un livre ou un article de plus de 10 lignes.Voir plus


pandarescue

il y a 7 ans

Ce film mêle l'horreur et l'esthétisme avec brio.
Sans tomber dans les scénarios mièvres et les effusions de sang qui jalonnent 99% des films d'horreur, il offre en outre l'avantage de nous plonger progressivement dans un monde patibulaire et mystérieux, où rêve et cauchemar semblent cohabiter dans la plus parfaite harmonie.
Une grande réussite.Voir plus


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