Violette Leduc Belgique, France 2013 – 139min.

Critique du film

Violette Leduc

Valérie Lobsiger
Critique du film: Valérie Lobsiger

Sous l'impulsion de Maurice Sachs puis de Simone de Beauvoir, Violette Leduc devient écrivain.

Pendant la 2e Guerre mondiale, Violette Leduc (Emmanuelle Béart, parfaite en écorchée vive) fait du marché noir. Sur le conseil de Maurice Sachs - écrivain homosexuel juif, converti au catholicisme puis au protestantisme, d'abord résistant puis collabo - qu'elle aime sans retour, elle commence à écrire ses souvenirs d'enfance. Elle remet son manuscrit à Simone de Beauvoir (Sandrine Kiberlain, époustouflante de maîtrise comme toujours) qui reconnaît son talent et lui ordonne de continuer. Publié, son livre ne rencontre pas le succès escompté mais lui rapporte l'amitié de Jean Genêt et du riche parfumeur Jacques Guérin. «Pensez à l'écriture, c'est elle qui vous apportera ce que la société vous a refusé» martèle Beauvoir. Celle-ci rejette la passion que Violette lui voue («arrêtez de pleurnicher!») mais l'encourage à transformer sa tendance à l'autodestruction en quelque chose de constructif. Elle la soutiendra financièrement jusqu'à la reconnaissance tant attendue...

Comment s'en sortir quand on a le sentiment que personne ne vous voulait à votre naissance? C'est ce combat intime avec soi-même que filme avec justesse et sans commisération Martin Provost. Avec le temps, le regard qu'on porte sur soi-même change et c'est libérateur, pour peu qu'on veuille bien travailler à se regarder en face sans plus s'apitoyer sur soi-même.

09.11.2015

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