Critique13. Juli 2020

«L'Aventure des Marguerite» - Une malle magique qui voyage dans le temps

«L'Aventure des Marguerite» - Une malle magique qui voyage dans le temps
© Pathé

Adapté du livre de Vincent Cuvellier et Robin, «L’aventure des Marguerite» traverse le passé et le présent, de 2018 à 1942, à l’aide de 2 filles à la ressemblance frappante.

Marguerite et Margot sont séparées par 76 ans. L’une se plaint du bahut et l’autre vit dans la peur, en pleine guerre. Margot hait son beau-père et regrette l’absence de son père biologique expatrié en Australie. Marguerite attend désespérément des nouvelles de son paternel parti au front. Les 2 jeunes filles vont se croiser dans une malle magique, pour s’échanger les rôles. Elles vont devoir se battre pour retrouver leur place dans leur époque et leur famille respective.

Margot (Lila Gueneau) est une adolescente type, fatiguée de cohabiter avec son beau-père, Laurent (Clovis Cornillac). Elle souhaite le voir déguerpir et met sous pression sa mère. Elle confie à son pote - secrètement amoureux d’elle -, Nathan (Nils Othenin-Girard), qu’elle veut partir rejoindre son père expatrié en Australie. Pas d’Australie au programme, mais un retour dans le passé. C’est à des années qu’elle va voyager, tout droit durant la Seconde guerre. Pour Marguerite (également campée par Lila Gueneau), c’est le chemin inverse, elle qui attend une lettre de son père enlisé dans les territoires allemands. Le point commun? S’il est facilement identifiable, il pose les bases de 2 filles souffrant de l’absence d’un père.

«Une belle épopée à travers les époques...»– Sven Papaux

Revisiter le passé, découvrir le futur, cerner le présent; de la Résistance au fast-food, «L'Aventure des Marguerite» arpente les spécificités de deux époques. C’est avant tout un chemin tortueux pour retrouver un père - surtout un socle émotionnel. L’histoire, belle de naïveté, résonne comme un acte de rébellion et de courage; le courage de vivre dans une époque révolue ou inconnue, pour recouvrir son propre présent. La symbolique de la malle apparaît comme un besoin de vider son sac et libérer les secrets enfouis. Même si tirée par les cheveux, l’image semble enfantine et simpliste, mais construit une belle épopée à travers les époques.

© Pathé

Et même si la pellicule peine à pleinement décoller, Pierre Coré développe un film convenable, assez tenu pour concentrer une histoire plutôt enjouée. L’apport des personnages joués par Alice Pol et Clovis Cornillac insuffle un plus: l’une est un peu «simple» et curieuse du futur, l’autre est désabusé, passant par tous les états d’âme - le vecteur comique du récit. Si «L'Aventure des Marguerite» n’échappe pas à l’écueil académique du genre, il n’en demeure pas moins un divertissement emprunt de tendresse. La morale fera réfléchir les petits et les grands.

3/5 ★

Plus d'informations sur «L'Aventure des Marguerite».

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Commentaires 1

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communautaire_jean

il y a 23 jours

J'y suis allé par hasard et ce fut une vraie bonne surprise. Ce fut drôle. Il aurait mérité de sortir pour Noël. Cornillac et Margaux ont bien assuré. On voit que cela sort de l'imaginaire et d'un livre et c'est tout bien fait.


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