Kritik10. Dezember 2019

«Jumanji: Next Level» - Divertissement mou du genou

«Jumanji: Next Level» - Divertissement mou du genou
© Sony Pictures

Après le film original de 1995, Jumanji s’est refait une beauté en 2017. 2019 ouvre un nouveau chapitre et de nouveaux terrains de jeu. Un mix entre aventure, comédie et action pour un résultat quelque peu bancal.

Le retour est acté. Même équipe, mais des règles différentes. Spencer (Alex Wolff), un peu en décalage avec le monde réel, retourne dans le jeu en mode solitaire pour un petit «bol d’air frais». Mais impossible de le laisser faire ses petites pérégrinations sans le secourir ou l’épauler. Fridge (Ser’Darius Blain), Martha (Morgan Turner), Bethany (Madison Iseman) et consorts se lancent dans une toute nouvelle partie du jeu. La jungle fait place au désert et même aux montagnes enneigées. Place à l’inconnu et au jeu le plus dangereux du monde.

Après le véritable carton au box-office international, près de 960 millions engrangés, la suite modernisée du livre de Chris Van Allsburg continue à miser sur un tandem Hart/Johnson et une action rigolote, légère et grand public. 1995 à 2019, il y a dorénavant de nouveaux terrains, un nouvel élan amorcé en 2017, avec la venue de Dwayne Johnson et Kevin Hart en première ligne, avec la souplesse de Karen Gillian et le comique indestructible de Jack Black. Les ados retrouvent leur costume d’aventurier: Dr. Bravestone (Dwayne Johnson), Shelly Oberon (Jack Black), Ruby (Karen Gillian) et Franklin Finbar (Kevin Hart). Enfin pas seulement les ados… les retraités se sont mêlés à la petite sauterie: Milo (Danny Glover) et Eddie (Danny DeVito).

«Un humour qui fonctionne...»– Sven Papaux

Eddie, un grand-père un peu ronchon mais sympa comme tout, incarné par un bon Danny DeVito. Ses maladresses nous décochent les premiers sourires, les premiers rires, surtout quand il croise le fer avec son ami de toujours avec qui il est en froid: Milo. Milo et Eddie, Eddie et Milo, l’idylle amicale s’est effritée avec le temps. Ces 2 vont se retrouver dans le jeu de manière hasardeuse, aux côtés des jeunes pousses. Intervient le premier point cocasse: expliquer aux 2 «vieux briscards» comment le jeu se déroule. Première indication d’un humour qui fonctionne.

© Sony Pictures

Ensuite? Pas grand chose à se mettre sous la dent. Le duo comique Johnson/Hart n’amène jamais l’effet escompté, la vivacité nécessaire pour rendre l’histoire attrayante. Le hic réside dans cette approche d’action-comédie très légère, très fun, mais ennuyeuse au fil du temps, perdant même de vue les enjeux: survivre dans ce monde hostile. Même les 3 vies qu’ont à disposition les joueurs ne font jamais grimper la tension. Au contraire, tout ce petit monde semble cool, à se dézinguer à coup de blagues.

«Jumanji n’a rien de bien folichon...»

«Jumanji: Next Level» est une suite qu’on peut qualifier de banale, misant sur des ingrédients déjà épuisés. Se voulant épique, divertissement à l’humour décapant, Jumanji n’a rien de bien folichon à montrer. Jake Kasdan donne l’impression de ne suivre qu’une «to do list» pour combler son public, laissant son œuvre s’enliser dans le blockbuster convenu. Dommage quand on se rappelle de la fraîcheur d’un Robbie Williams dans le film de 1995. Et voilà que la nostalgie nous prend…

En bref!

Les blagues de Kevin Hart et le charisme de Dwayne Johnson n’y feront rien, ni même le vénérable Jack Black. Il faut se tourner vers Danny DeVito et Danny Glover pour avoir un tant soit peu d’humour. «Jumanji: Next Level» est une suite sans originalité, statique - surtout sans idée - dans son écriture et sa mise en scène.

2,5/5 ★

Plus d'informations sur «Jumanji: Next Level».

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