Kritik19. Januar 2021

Disney+: «WandaVision» - Et Marvel se sublime quand il passe à la série

Disney+: «WandaVision» - Et Marvel se sublime quand il passe à la série
© Disney+

Pour sa première dans la branche sérielle, Marvel et son grand manitou Kevin Feige se lancent dans un hommage aux sitcoms. Des dialogues ciselés et un ton intrigant, «WandaVision» est une belle surprise.

Des superhéros prisonniers d’une sitcom familiale en noir et blanc. Vision (Paul Bettany) et Wanda Maximoff, « la sorcière rouge » (Elizabeth Olsen), sont mariés, ne savent pas trop comment ils ont atterri là, ni comment ils se sont rencontrés. La seule chose dont ils sont certains: ils ont des pouvoirs que les autres habitants n’ont pas et qu’il est d’ailleurs préférable de taire. Or, dans cette vaste comédie des années 50, 60 et même 70, des détails sont troublants, des individus encagoulés débarquent au milieu de ce programme aux apparences innocentes. Et une question point pour les 2 amoureux: est-ce qu’une autre réalité se nicherait derrière leur propre réalité? Assurément, leur vie n’est pas aussi parfaite qu’elle en a l’air.

Première pierre pour Disney+ et Marvel, dans leur nouvelle stratégie: un travail plus axé sur la plateforme au détriment des salles de cinéma. Résultat: de nombreuses séries vont débarquer, dont 3 nouvelles sont d’ailleurs annoncées: «Loki», «Falcon et le Soldat de l’Hiver» et donc «WandaVision», celle qui nous intéresse. Une chose est sûre: «WandaVision» a réussi son examen de passage. Une jolie percée à travers les sitcoms des années 50, 60 et 70, et des réminiscences de ces vieux feuilletons diffusés tels que «Ma sorcière bien aimée», par exemple. Elizabeth Olsen en Elizabeth Montgomery, en voilà une belle accroche.

«WandaVision» a réussi son examen de passage...– Sven Papaux

Fidèle à ses standards, Olsen nous enchante en Elizabeth Montgomery, délicieuse en ménagère sixties, bien apprêtée, tout à fait glaçante quand elle glisse vers un comportement plus inquiétant. Paul Bettany n’est pas en reste, très juste, drôle quand son système se grippe à cause d’un chewing-gum, excellent également quand il pousse la chansonnette pour amuser la galerie. L’alchimie entre les 2 est un vrai bonheur.

Disney+: «WandaVision» - Et Marvel se sublime quand il passe à la série
Elizabeth Olsen et Paul Bettany dans «WandaVision» © Disney+

L’écurie Marvel nous propose un bel exercice de style, traversant les époques et les genres. L’écriture usant de références, disposant de la parodie «sitcomienne» pour construire l’intrigue d’un plot étrange. La petite cuisine du MCU est diablement efficace et plaît instantanément grâce au travail visuel et stylistique. Tout est réjouissant. Un bon coup de pied dans la fourmilière d’un studio, disons-le, bien statique ces dernières années, sans nouvelles idées - il aura fallu Taika Waititi pour donner un peu de saveur avec «Thor».

La petite cuisine du MCU est diablement efficace...– Sven Papaux

Avec «WandaVision», au vu des premiers épisodes, la comédie va gentiment laisser place à l’angoisse et se découvrir au milieu d’une nouvelle dimension. La scénariste Jac Schaeffer, à l’occasion de plusieurs interviews, n’avait pas caché son inspiration venue de «La Quatrième Dimension». Ce basculement des genres est exactement ce que le format sériel puisse proposer de mieux, parfaitement exploité dans les premiers épisodes.

Disney+: «WandaVision» - Et Marvel se sublime quand il passe à la série
Kathryn Hahn dans «WandaVision» © Marvel Studios 2020

Le MCU en avait grandement besoin, cet univers complexe - «multivers» - se déguste comme une expérience aux frontières de la bizarrerie, fichtrement bien maîtrisée, qui démontre qu’une nouvelle stratégie fait le plus grand bien - à nous, spectateurs - et prouve que Marvel sait se renouveler.

4/5 ★

Disponible dès maintenant sur Disney+.

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