Alien vs. Predator - Interview
| Pays (An): | USA (2004) |
| Genre: | Sci-Fi |
| Durée: | 101min |
| Réalisation: | Paul W.S. Anderson |
| Sortie: | 04.11.2004 (Suisse All.) |
| 27.10.2004 (Romandie) | |
| Scénario: | Paul W.S. Anderson |
Alien vs. Predator: La guerre des monstres
Grand fan de science-fiction, le jeune Paul W.S. Anderson réunit pour la première fois à l'écran deux des monstres les plus populaires du genre dans «Alien vs. Predator».
Avec «Alien vs. Predator», vous vous attaquez à deux légendes du cinéma d'épouvante moderne...
C'est vrai, et la responsabilité qui a pesé sur mes épaules m'a plus d'une fois donné des sueurs froides. Ne pas décevoir les fans de l'un et de l'autre, être suffisamment original pour attirer les générations qui ne les ont pas connus, veiller à ne pas tomber dans le blasphème ou le contresens en prenant trop de libertés par rapport à la mythologie que véhiculent les deux créatures... Qu'il s'agisse du scénario, de la mise en scène ou des effets spéciaux, j'ai vraiment marché sur des oeufs du début à la fin du tournage.
Étiez-vous personnellement fan des séries «Alien» et «Predator»?
Je ne raisonnerais pas en terme de «série». Même si «Alien» a donné lieu à quatre films de grande qualité, l'original de Ridley Scott est un pur chef-d'oeuvre du genre, car il a inventé une esthétique et un monstre qui sont entrés directement dans l'histoire du cinéma. Les épisodes suivants ont été déclinés avec la personnalité propre à leurs réalisateurs respectifs, et je pense que seul le chapitre signé James Cameron soutient la comparaison avec celui de Scott. Quant à «Predator», je suis un inconditionnel du film de John McTiernan.
Quand avez-vous l'idée du scénario?
Il y a une dizaine d'années, quand une bande dessinée s'est mise à imaginer qu'Alien et Predator se rencontraient dans l'espace. J'ai trouvé l'idée formidable, mais j'ai tout de suite compris qu'elle serait encore meilleure s'ils s'affrontaient sur Terre.
D'autres scénarios ont circulé avant le vôtre...
Je sais. La Fox développait le concept depuis longtemps, à l'époque où «Predator» n'était pas ancore devenu culte. Mais c'est en voyant «Predator 2» que le vrai déclic s'est produit en moi, et c'est bien la seule qualité que je reconnais à ce film très décevant. L'intérieur du vaisseau du monstre avait une architecture qui évoquait les constructions aztèques, et je me suis dit: «Et si c'était les Aztèques qui s'étaient inspirés des Prédators?» À partir de là, j'ai imaginé que les Predators avaient habité la Terre bien avant l'espèce humaine, et tout s'est enclenché.
Certes, mais comment avez-vous établi le lien avec les Aliens?
Je suis tombé sur des croquis du graphiste Ron Cobb où figurait une pyramide Alien pour une séquence que Ridley Scott n'a finalement jamais tournée. Elle présentait elle aussi des similitudes avec les monuments aztèques, et c'est ainsi que la connexion s'est produite.
Comment se situe votre film par rapport aux séries «Alien» et «Predator»?
Disons qu'il embrasse à la fois ce qui s'est passé 150 ans avant le film de Ridley Scott et ce qui se passera après «Predator 2». À l'arrivée, c'est davantage une variation fantastique sur l'histoire de notre propre planète Terre qu'un pot-pourri des deux sagas.
Que retirez-vous de l'expérience «Alien vs. Predator»?
Le sentiment d'avoir réalisé un rêve d'enfant.
[Paul W.S. Anderson a été interviewé par Bernard Achour]
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