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m&m's

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Titre original:Terminator 3 - Rise of the Machines
Pays (An): USA (2003)
Genre:Action, Sci-Fi, Thriller
Durée:109min
Réalisation:Jonathan Mostow
Sortie:24.07.2003 (Suisse All.)
 23.07.2003 (Romandie)
Distributeur:Walt Disney Switzerland
 

Arnold Schwarzenegger: Incassable!

Venu à Cannes faire un show sur la Croisette avec quelques robots et présenter les premières images de «Terminator 3: le soulèvement des machines », Arnold Schwarzenegger a tout mis en oeuvre pour nous mettre l’eau à la bouche.

Ce troisième «Terminator» a-t-il été plus difficile à concevoir et à tourner que les précédents épisodes?
Plutôt plus facile. Aujourd’hui, c’est totalement virtuel, les risques d’accident sont moindres. Mais on s’ennuie beaucoup plus. Mais quand on a filmé la poursuite en moto, il fallait physiquement être sur la moto, et les risques étaient bien réels. Les techniques de tournage ont changé, et certaines cascades sont plus simples: il suffit de greffer un visage ou une tête, et le tour est joué. L’avantage, c’est que plus rien n’est impossible: deux motos peuvent entrer en collision, les passagers peuvent s’envoler à trente mètres en l’air et retomber au bord d’une piscine...



Il y a des scènes de bagarre assez impressionnantes avec votre ennemie dans le film, Kristanna Loken.
Oui, et ce sont des scènes très plaisantes à tourner. Les deux personnages sont des androïdes, des machines. Moi, je pèse une tonne, et elle affiche une bonne centaine de kilos sur la balance. Donc, à chaque fois que nous heurtons quelque chose, cette chose doit se briser. Par exemple, il y a un moment où je la saisis par la machoîre, je la soulève et je la jette à terre. Les dalles du sol se brisent. Je lève mon pied très haut, j’écrase sa tête, et celle-ci s’incruste dans le sol de la salle de bain. Du spectaculaire, vraiment.



Pensez-vous que le style de cinéma d’action ait été influencé par les réalisateurs de Hong Kong?
Non. J’adore les films d’action chinois, mais ils sont taillés sur mesure pour des personnages physiquement menus. Je crois que ce style est né de cet impératif: les acteurs étaient petits. Il fallait compenser. Vous n’avez pas de champions de body-building asiatiques. Les types impressionnants viennent de Russie, de Hongrie, de Bulgarie ou d’Allemagne. Si bien que pour avoir des scènes d’action prenantes, il fallait imposer une technique faite pour des personnages petits: c’est là que BruceLee a imposé son style. Le reste a suivi. Et cette technique ne peut s’appliquer aux acteurs massifs. Quand vous voyez un personnage costaud, vous n’avez pas envie qu’il fasse du karaté. Vous avez envie qu’il soulève le méchant et qu’il le jette contre le mur...



Jackie Chan n’est donc pas dans la même catégorie que vous?
Non. Il est rapide, et c’est sa façon de survivre. Il est trop véloce pour qu’un type de 200 kilos lui fasse la peau. En revanche, en ce qui me concerne, personne ne s’attend à ce que je me mette à courir comme un furet. On espère de moi des gestes simples et brutaux. Ainsi, John Wayne, qui était physiquement impressionnant, était connu pour armer ses coups de poings. Dans la vie, vous n’armez pas votre coup en reculant le coude, ce serait indiquer votre intention à l’adversaire. Mais les gens attendaient ça de John Wayne: il reculait le coude, agrandissait ses yeux, et boum! le méchant s’envolait par-dessus le bar. Dans un film comme «Terminator 3», des combats de karaté seraient ridicules: Terminator est en acier...



Pensez-vous que des acteurs comme Vin Diesel et The Rock soient des successeurs crédibles?
Ils n’ont pas changé l’univers du cinéma d’action, mais la technologie l’a fait. Les jeunes réalisateurs ont une nouvelle vision des choses. Les scénaristes se sont adaptés à ce nouvel état de fait. Ils écrivent des histoires plus simples, truffées d’effets visuels. Un film comme «xXx» est caractéristique de cette nouvelle tendance. C’est un film très drôle et très spectaculaire. C’est un palier, de la même façon que «Terminator 2» et «Matrix» ont constitué des étapes. Si vous parlez avec le réalisateur de «xXx», Rob Cohen, il vous dira que la moitié du temps, Vin Dieseln’était même pas présent et qu’il suffisait de greffer sa tête sur un autre corps. Si bien que je crois que ce ne sont pas les nouveaux acteurs qui font la différence, aujourd’hui, mais les ordinateurs.



Vous allez tourner «True Lies 2»?
Je ne sais pas. Le scénario n’est pas encore au point, et tout dépend de James Cameron: a-t-il envie de tourner une suite? Il s’amuse avec ses projets personnels, et on verra. De toute façon, Jamie Lee Curtis et Tom Arnold feront partie du casting, obligatoirement. Il suffit d’attendre.

[Arnold Schwarzenegger a été interviewé par Benjamin Cardozo]

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