Montrer Login

L'avis des utilisateurs

m&m's

3.51 m&m's | 92 User

Commentaires (3) m&m's Movie Charts

Le smoking - Interview

Ajouter dans la Watchlist
 

Jackie Chan sur son 31

Rasé de près, très élégant dans son costume taillé sur mesure, Jackie Chan prouve encore dans le trépidant «Smoking» (sortie le 25 décembre) qu'il est un homme d'action unique en son genre.

Avant Première: Votre personnage, dans «Le smoking» a un curieux dicton...
Son dicton, c'est qu'un homme, c'est 90% de fringues et 10% de cœur. Ce qui ne reflète en rien ma propre conviction. Moi, je suis 90% travail. D'ailleurs, je fais tout à 90%. Devant la caméra, derrière, ça n'a pas d'importance. La plupart du temps, d'ailleurs, quand je ne suis pas devant la caméra, je donne un coup de main aux gens. Ma carrière va bien, elle va même de mieux en mieux. Je me suis dit que ce que les gens me donnent, il faut que je leur rende. Je viens donc de créer la Fondation Jackie Chan pour les enfants malades.

Vous êtes célèbre pour vos cascades. Ne craignez-vous pas qu'avec l'arrivée des effets spéciaux digitaux, vos cascades vont être moins crédibles?
Non. Le public fait la différence entre les effets spéciaux et les cascades. Peut-être que l'année prochaine je jouerai dans «Spider-Man 2», qui sait? Mais on verra quand même la différence entre les images d'ordinateur et les choses réelles. Puis je tournerai «Rush Hour 3». Vous savez, il faut faire confiance au public.

Mais il y a quand même des cascades qui sont faites avec des filins…
Oui, parce que je voulais faire quelque chose de nouveau. Pendant des années, on m'a donné des scénarios qui ressemblaient à «Retour vers le futur»... Moi, je veux du neuf. Je demande toujours: qui est le réalisateur? Evidemment, si c'est James Cameron ou Steven Spielberg, j'arrive! Mais ça ne se passe jamais comme ça. On me demande d'accepter le scénario, et ensuite, on trouve un metteur en scène! Si bien que lorsque Spielberg m'a téléphoné pour me proposer «Le Smoking», que sa société DreamWorks allait produire, j'ai accepté avec enthousiasme. Et là, on m'a fait expérimenter des techniques nouvelles. Après «Le Smoking», vous verrez «Shanghai Knights», c'est le Jackie Chan traditionnel.

Vous vous adaptez aux États-Unis?
Quand j'y suis arrivé, on m'a proposé tellement de scénarios que je ne savais pas lequel choisir. J'avais essayé de me faire accepter sur le marché américain dans les années 80 avec «L'équipée du Cannonball» et «Le retour du Chinois», et ça n'avait pas marché. J'avais simplement peur d'échouer à nouveau. Finalement, on m'a conseillé «Rush Hour». J'ai lu le scénario, et j'ai dit que je n'aimais pas l'idée. Deux flics ensemble, ça ne me semblait pas drôle. Et puis j'ai décidé d'essayer. Le metteur en scène était inconnu, l'acteur black était inconnu, et je me suis lancé… Quand j'ai vu le film terminé, j'étais sûr que ce serait un flop. Je ne comprenais pas les gags, les bagarres me semblaient nulles à côté des films de Hong-Kong. Je suis reparti en Asie, je ne voulais même pas faire la promo du film. Mais mon manager m'a convaincu. Il m'a dit: «Fais-le. Tu pourras toujours repartir après».

Et que s'est-il passé?
Le succès. Partout où je vais, il y a des gens, aujourd'hui, qui me crient: «Jackie! Rush Hour!» On semble avoir oublié tous mes autres films. «Rush Hour» a été le déclic pour le public américain. Maintenant, mes films marchent très fort. On vient de sortir «Le Smoking» et, déjà, on prépare «Le Smoking 2».

Vous chantez dans «Le Smoking». Vous vous êtes amusé?
C'était dans le scénario, je n'ai rien demandé. C'était d'ailleurs une scène que je n'aimais pas tellement. Je devais faire une parodie d'une chanson de James Brown, «Sex Machine». J'ai regardé ses cassettes, je me suis entraîné, même pendant mes voyages à Bangkok, en Irlande ou à Hong-Kong. Le plus drôle, c'est que c'est James Brown lui-même qui m'a donné des conseils. Finalement, ça a marché.

Vous vous blessez souvent pendant les tournages. C'est arrivé sur celui-ci?
Oui, évidemment. Je me suis fait mal au talon d'Achille. J'ai donné un coup de pied dans une porte, et clac! Deux jours plus tard, j'avais un pied tout bleu. On a mis de la glace, mais finalement, tout s'est arrangé. Il y a aussi une scène où je dois glisser d'un silo: mes deux chaussures se sont trouées pendant la glissade! Mais moi, tant que je ne me retrouve pas à l'hôpital, je suis content.

[Jackie Chan a été interviewé par Benjamin Cardozo]

Partager