Interview
Mel Gibson: le repos du guerrier
Pour la première vraie comédie de sa carrière, Mel Gibson ne sait peut-être pas «Ce que veulent les femmes», mais il se met en quatre pour y arriver.
Enfin, vous voilà dans un film sans bataille sanglante...
Un peu de repos, c'est agréable.
Votre nouveau film porte un drôle de titre: «Ce que veulent les femmes».
C'est ironique.
Vous dansez, dans le film. Difficile?
Oui, assez. Ce n'est pas ma formation. Je suis plus à l'aise sur une moto tout-terrain que sur un parquet de danse. J'ai répété pour cette scène, je voulais faire des trucs avec mon chapeau, histoire de faire comme les danseurs professionels. Mais c'est dur.
Comme Fred Astaire?
Euh, oui. Sauf que pour lui, c'était facile. Pour moi, c'est un sacré travail. J'avais l'impression d'être en plomb. Je fermais les yeux, et je revoyais tous ces films merveilleux avec Fred Astaire et Ginger Rogers, où ils étaient si grâcieux, et où on ne voyait jamais l'effort... Moi, l'effort, je le sentais.
Mais vous avez eu une formation classique d'acteur, et la danse était comprise là-dedans.
Oui, mais pas à ce niveau-là. On vous apprend à bien vous tenir devant une caméra, c'est tout.
Qu'est ce qui vous fait accepter un film?
L'histoire. Les personnages. Pour «Ce que veulent les femmes», c'est quand même une idée assez dingue, au départ. De plus, le film n'était pas facile: pour donner vie à ce scénario, il faut se donner. Il y avait des petites astuces de narration et, pour un acteur, c'était passionnant. Ainsi, au lieu de baser les scènes sur des actions et des dialogues, il y avait beaucoup de moments où il fallait écouter, réagir. C'est compliqué à exprimer. Il ne faut pas en faire trop, et il ne faut pas rater l'émotion non plus. En plus, la réalisatrice, Nancy Meyers, était tellement enthousiasmée qu'il était difficile de résister.
Le film rentre dans la catégorie «comédie romantique», un genre très ancré dans la tradition hollywoodienne.
Mais relativement neuf pour moi.
La scène où vous vous épilez à la cire chaude est assez éprouvante...
C'est moins douloureux que vous ne le croyez. En dehors de la scène de danse, j'aime beaucoup toutes les séquences dans la salle de bain. Tout le film a un côté un tantinet hors de la réalité, hors de l'actualité, que j'aime beaucoup.
Vous êtes à l'aise dans la fantaisie?
Ce n'est pas très différent de l'univers du polar ou du western. On part sur une idée préconçue: dans un western, il y a des chevaux et des indiens. Dans un polar, il y a des flingues et des gangsters. Dans l'univers de «Ce que veulent les femmes», il y a des données qui font que nous sommes dans un monde drôle. A partir de là, il faut jouer exactement pareil. Il faut chercher la vérité du personnage. La condition humaine ne change pas.
Vous êtes présent dans chaque scène du film. Ce n'est pas écrasant?
Non. Il y a des actrices, dans le film, comme Helen Hunt et Marisa Tomei, qui n'ont pas des grands rôles, mais qui en tirent le maximum. Elle sont un talent immense.
Vous aimez vous voir sur l'écran?
Pas spécialement. C'est bizarre, mais, depuis le temps, je me suis habitué. C'est une chose nécéssaire: si on le fait pas, on a du mal à progresser. Évidemment, il est impossible de voir le film comme un spectateur banal: on ne fait que remarquer les petites corrections qu'on aimerait faire. Peu à peu, on en vient à regarder les films des autres de la même façon. C'est de plus en plus rare de se laisser emporter par un film, d'oublier qu'on est au cinéma.
Vous êtes aussi metteur en scène. Quand vous êtes acteur, vous faites appel à votre expérience de réalisateur?
Non. D'ailleurs, je ne répète même pas mes scènes. Je suis paresseux.
Mais encore?
Je n'aime pas toute cette religion de la répétition, de la préparation. Je suis impatient de nature et j'aime que les choses se fassent assez vite. Mais la réalité, c'est qu'il est bon de répéter, de prendre ses marques, de coordonner tout le monde. Donc je me contrains à répéter. Ça me fait penser à l'époque où j'étais au Conservatoire..
«Ce que veulent les femmes»: vous le savez?
J'ai posé la question à mon père, et il m'a répondu: «Tout». Je me suis écroulé de rire.
Un peu de repos, c'est agréable.
Votre nouveau film porte un drôle de titre: «Ce que veulent les femmes».
C'est ironique.
Vous dansez, dans le film. Difficile?
Oui, assez. Ce n'est pas ma formation. Je suis plus à l'aise sur une moto tout-terrain que sur un parquet de danse. J'ai répété pour cette scène, je voulais faire des trucs avec mon chapeau, histoire de faire comme les danseurs professionels. Mais c'est dur.
Comme Fred Astaire?
Euh, oui. Sauf que pour lui, c'était facile. Pour moi, c'est un sacré travail. J'avais l'impression d'être en plomb. Je fermais les yeux, et je revoyais tous ces films merveilleux avec Fred Astaire et Ginger Rogers, où ils étaient si grâcieux, et où on ne voyait jamais l'effort... Moi, l'effort, je le sentais.
Mais vous avez eu une formation classique d'acteur, et la danse était comprise là-dedans.
Oui, mais pas à ce niveau-là. On vous apprend à bien vous tenir devant une caméra, c'est tout.
Qu'est ce qui vous fait accepter un film?
L'histoire. Les personnages. Pour «Ce que veulent les femmes», c'est quand même une idée assez dingue, au départ. De plus, le film n'était pas facile: pour donner vie à ce scénario, il faut se donner. Il y avait des petites astuces de narration et, pour un acteur, c'était passionnant. Ainsi, au lieu de baser les scènes sur des actions et des dialogues, il y avait beaucoup de moments où il fallait écouter, réagir. C'est compliqué à exprimer. Il ne faut pas en faire trop, et il ne faut pas rater l'émotion non plus. En plus, la réalisatrice, Nancy Meyers, était tellement enthousiasmée qu'il était difficile de résister.
Le film rentre dans la catégorie «comédie romantique», un genre très ancré dans la tradition hollywoodienne.
Mais relativement neuf pour moi.
La scène où vous vous épilez à la cire chaude est assez éprouvante...
C'est moins douloureux que vous ne le croyez. En dehors de la scène de danse, j'aime beaucoup toutes les séquences dans la salle de bain. Tout le film a un côté un tantinet hors de la réalité, hors de l'actualité, que j'aime beaucoup.
Vous êtes à l'aise dans la fantaisie?
Ce n'est pas très différent de l'univers du polar ou du western. On part sur une idée préconçue: dans un western, il y a des chevaux et des indiens. Dans un polar, il y a des flingues et des gangsters. Dans l'univers de «Ce que veulent les femmes», il y a des données qui font que nous sommes dans un monde drôle. A partir de là, il faut jouer exactement pareil. Il faut chercher la vérité du personnage. La condition humaine ne change pas.
Vous êtes présent dans chaque scène du film. Ce n'est pas écrasant?
Non. Il y a des actrices, dans le film, comme Helen Hunt et Marisa Tomei, qui n'ont pas des grands rôles, mais qui en tirent le maximum. Elle sont un talent immense.
Vous aimez vous voir sur l'écran?
Pas spécialement. C'est bizarre, mais, depuis le temps, je me suis habitué. C'est une chose nécéssaire: si on le fait pas, on a du mal à progresser. Évidemment, il est impossible de voir le film comme un spectateur banal: on ne fait que remarquer les petites corrections qu'on aimerait faire. Peu à peu, on en vient à regarder les films des autres de la même façon. C'est de plus en plus rare de se laisser emporter par un film, d'oublier qu'on est au cinéma.
Vous êtes aussi metteur en scène. Quand vous êtes acteur, vous faites appel à votre expérience de réalisateur?
Non. D'ailleurs, je ne répète même pas mes scènes. Je suis paresseux.
Mais encore?
Je n'aime pas toute cette religion de la répétition, de la préparation. Je suis impatient de nature et j'aime que les choses se fassent assez vite. Mais la réalité, c'est qu'il est bon de répéter, de prendre ses marques, de coordonner tout le monde. Donc je me contrains à répéter. Ça me fait penser à l'époque où j'étais au Conservatoire..
«Ce que veulent les femmes»: vous le savez?
J'ai posé la question à mon père, et il m'a répondu: «Tout». Je me suis écroulé de rire.
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