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Sandrine Bonnaire
Sandrine Bonnaire en 2009 à la 66 Mostra de Venise en tant que membre du jury officiel
Données clés
Naissance
31 mai 1967 (1967-05-31) (45 ans)
Gannat (Allier), France
Nationalité
Française
Profession
Actrice, réalisatrice, scénariste
Films notables
À nos amours
Sans toit ni loi
Jeanne la Pucelle
La Cérémonie
Sandrine Bonnaire est une actrice, réalisatrice et scénariste française née le 31 mai 1967 à Gannat dans le département de l'Allier.
Biographie [modifier]
Enfance et famille [modifier]
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Sandrine Bonnaire est la fille de Lucienne et Marcel Bonnaire. Elle a passé l'essentiel de son enfance et de son adolescence à Grigny en région parisienne. La mère de Sandrine Bonnaire était Témoin de Jéhovah, et c'est la raison pour laquelle elle ne garde pas beaucoup de souvenirs de son enfance. Elle déclare : « J'ai une amnésie, peut-être pas inconsciente, mais totale de mon enfance ». Elle ne parle pas de sa mère pour ne pas en dire du mal et doit son équilibre à son père qui n'était pas dans cette religion. À cause de la destruction d'humains proclamée et annoncée plusieurs fois par la religion des Témoins de Jéhovah, principe négatif et terrorisant dit-elle, Sandrine Bonnaire déteste les religions, mais respecte la foi. Dans le magazine Psychologies, elle déclare : « Il y a un aspect très castrateur dans les religions. Une espèce de soumission et cette idée du péché qui me fait froid dans le dos.». Elle est septième d'une famille de onze enfants et n'est pas apparentée à l'acteur Jean-Paul Bonnaire. Une de ses sœurs, Sabine, souffre d'autisme.
Elle rencontre l'acteur américain William Hurt en 1991 sur le tournage de La Peste de Luis Puenzo. Il est le père de Jeanne, sa fille aînée.
Sandrine Bonnaire débute au cinéma en 1980 en tant que figurante dans La Boum et Les Sous-doués en vacances. Elle est révélée au public l'année suivante par le film de Maurice Pialat, À nos amours, où sa jeunesse, sa fraîcheur, sa spontanéité et sa sensualité crèvent l'écran. Pour sa prestation, elle gagne à 15 ans le César du meilleur espoir féminin. Sa carrière est désormais lancée et son rapport avec ce metteur en scène, qui l'avait auparavant choisie sur un casting où elle accompagnait l'une de ses sœurs, s'affirme comme une ligne de force dans sa jeune filmographie puisqu'elle tourne deux autres films avec lui : Police et Sous le soleil de Satan, récompensé par la Palme d'or au Festival de Cannes en 1987.
Tout au long de sa carrière, Sandrine Bonnaire s'illustre dans un registre plutôt sombre et grave comme dans Sans toit ni loi d'Agnès Varda où elle joue une jeune marginale qui finit par mourir de froid. Son interprétation lui vaut, en 1986, un deuxième César, cette fois en tant que « Meilleure actrice », devenant ainsi la plus jeune comédienne à être distinguée dans cette catégorie (18 ans). Sandrine Bonnaire avoue elle-même que son apparence doit évoquer la gravité ; gravité que des réalisateurs comme Patrice Leconte, Jacques Doillon, Jacques Rivette, André Téchiné ou encore Claude Chabrol exploitent à bon escient. Sa prestation troublante dans Monsieur Hire est saluée par une nouvelle nomination aux Césars et son rôle subversif de bonne analphabète et meurtrière dans La Cérémonie est distingué par la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine à Venise en 1995, ex æquo avec Isabelle Huppert. Dans les années 2000, elle trouve pourtant une note de jeu plus légère et pétillante dans des films comme Mademoiselle de Philippe Lioret ou Je crois que je l'aime de Pierre Jolivet entre autres même si elle reste intimement liée à un cinéma d'auteur sérieux.
En 2003, elle épouse Guillaume Laurant, scénariste et dialoguiste (notamment du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain) qu'elle avait rencontré lors du Festival du film romantique de Cabourg. Il est le père d'Adèle, sa deuxième fille.
Sandrine Bonnaire, qui en 2001 a été marraine de la journée de l'autisme, a réalisé un documentaire sur sa sœur, Elle s'appelle Sabine, présenté au festival de Cannes (Quinzaine des réalisateurs) de 2007 et sorti en salles en 2008.
En 2006, dans le téléfilm Le Procès de Bobigny, elle joue le rôle d'une personne vivante, la mère d'une jeune fille mineure ayant avorté en 1972, ce qui donna lieu à un procès historique de l'avortement. Ce qu'elle commente dans une interview : « Ça oblige à mettre de côté son ego de comédienne. Il faut être dans le vrai parce que, toujours, il y a cette pensée que l'autre, la personne concernée, verra le film. La pensée de ne pas trahir, même s'il s'agit d'une adaptation. ».
En 2008 elle est annoncée faisant partie du jury du 58 festival du film de Berlin.
Le festival est présidé par Costa-Gavras, et les actrices Diane Kruger et Shu Qi font également parties du jury.
Mais pour raisons familiales, elle annule sa participation au festival.
En 2009, elle fait partie du jury de la 66 Mostra de Venise, sous la présidence du réalisateur Ang Lee.
En 2011, elle s'engage en politique en intégrant officiellement l'équipe de campagne de Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste.
En 2012, elle est présidente du jury du Festival du cinéma américain de Deauville .
Sandrine Bonnaire au festival de Cannes 2000.
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