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James Cameron
James Cameron en 2009, lors de la réception de son étoile sur le Walk of Fame (Hollywood).
Données clés
Nom de naissance
James Francis Cameron
Naissance
16 août 1954 (1954-08-16) (57 ans)
Kapuskasing (Canada)
Nationalité
Canadienne
Profession
Réalisateur
Scénariste
producteur
Monteur
Films notables
Terminator
Terminator 2
Aliens, le retour
Abyss
True Lies
Titanic
Les fantômes du Titanic
Avatar
James Francis Cameron est un réalisateur, scénariste et producteur canadien, né le 16 août 1954 à Kapuskasing (Ontario, Canada). Il a notamment réalisé, écrit ou produit les films Terminator (1984), Aliens, le retour (1986), Abyss (1989), Terminator 2 (1991), True Lies (1994), Titanic (1997), Les fantômes du Titanic (2003) et Avatar (2009).
En 1997, il bat un record avec Titanic, film consacré à son naufrage en 1912. Le film est resté pendant onze ans le plus grand succès du box-office mondial et reçoit en 1998 l'Oscar du meilleur film et Cameron remporte la même année l'Oscar du meilleur réalisateur. Le film remporte également neuf autres Oscars. Le budget du film est de quelque 200 millions de dollars.
Il bat un nouveau record en 2009, avec Avatar, un film de science-fiction, dont le budget est estimé à près de 400 millions de dollars. Le film bat également Titanic, en tant que plus grand succès du box-office mondial, en 2010, et dégage en tout 2,7 milliards de $ de recettes. Cameron, en tant que producteur et réalisateur de ce film, empoche en tout près de 260 millions de $. Devant le succès phénoménal d'Avatar, Cameron annonce rapidement qu'une trilogie est déjà prévue.
Il possède également sa propre société de production : Lightstorm Entertainment. Une étoile porte désormais son nom sur le Hollywood Walk of Fame depuis 2009.
Biographie
James Cameron est né à Kapuskasing, en Ontario, au Canada, le 16 août 1954. Il a déménagé aux États-Unis en 1971.
Jeunesse
James Cameron, fils de Phillip, un ingénieur électricien, et Shirley, une artiste, est né et a passé son enfance au Canada, près des chutes du Niagara. En 1971, il déménage à Brea (Californie, États-Unis), où il sera diplômé de physique à la California State University. Mais ses premiers gagne-pain seront mécanicien et conducteur de camions car il nourrit une toute autre ambition : le cinéma. Son premier court métrage : Xenogenesis, est financé par un consortium de dentistes.
Il a deux frères et deux sœurs.
Il officie alors comme réalisateur, producteur, co-scénariste, monteur, directeur de la photographie, maquettiste et superviseur des effets spéciaux. Cette expérience lui permet de se faire remarquer en 1980 par Roger Corman qui l'engage dans sa compagnie New World Picture.
James Cameron travaille alors principalement sur les effets spéciaux avant d'être nommé directeur artistique sur Les Mercenaires de l'espace puis directeur de la photographie et réalisateur de deuxième équipe sur Galaxy of terror. Il travaille également aux effets spéciaux de New York 1997 de John Carpenter.
Remarqué, il est nommé réalisateur de Piranha 2 : Les Tueurs volants, une coproduction italo-américaine. Mais ses relations avec le producteur Ovidio G. Assonitis se dégradent, tant et si bien que celui-ci lui retire le contrôle artistique du film. James Cameron tente bien de pénétrer par effraction, la nuit, dans la salle de montage mais ses modifications sont systématiquement écartées par le producteur. Bien qu'étant co-crédité comme réalisateur, il reniera le film (souvent absent de ses filmographies officielles). Comme la plupart de ses œuvres suivantes, il existe deux versions du film, celle du producteur, la plus répandue, et le très rare remontage du réalisateur, exploité autrefois aux États-Unis en vidéo et disque laser.
Premiers succès
Cette mauvaise expérience ne freine en rien ses ambitions. En 1984, sur les cendres de son premier film, Cameron entame l'écriture du scénario de Terminator. Tourné pour 6 millions de dollars, Terminator en rapportera 80. Le film est produit par Gale Anne Hurd, qui devient ensuite sa femme. Mais bien avant cet immense succès, Hollywood l'avait remarqué, et les sollicitations se multiplient. Avant de tourner Terminator, il écrit la première mouture de Rambo 2 : La Mission, réécrit ensuite par Sylvester Stallone.
Pour la société de production Brandywine, il écrit Aliens le retour, avant de se voir proposer l'opportunité de le réaliser lui-même, suite au succès de Terminator. C'est sur ce tournage, dans les fameux Studios Pinewood en Angleterre, qu'il se mettra à dos les techniciens, les traitant de « syndicalistes fainéants », ceux-ci se vengeant en arborant des tee-shirts « je peux tout supporter : j'ai travaillé avec James Cameron ». Il renverra le premier directeur de la photographie, assurant lui-même la fonction avant qu'un remplaçant n'arrive. Finalement le film est un succès qui le conforte dans sa position de nouveau génie d'Hollywood, et lui permet de monter avec Gale Anne Hurd un nouveau projet, Abyss.
Pour tourner Abyss, James Cameron se donnera les moyens de ses ambitions : budget hollywoodien, tournage dans une centrale nucléaire en cours de construction noyé par plus de 26 000 m³ d'eau, invention (avec son frère Mike) de caméras révolutionnaires pour filmer sous l'eau, effets spéciaux en images de synthèse derniers cris. Il pousse ses acteurs à bout, dans des conditions de tournage déjà éprouvantes (Ed Harris craquera à plusieurs reprises et Mary Elizabeth Mastrantonio quittera définitivement le plateau après le tournage de la scène de sa résurrection). Pourtant le film ne recevra qu'un accueil mitigé (1989).
À cette époque, il a déjà eu deux épouses. La troisième sera Kathryn Bigelow, réalisatrice au style assez violent, dont le goût pour les scènes d'action musclées et les personnages de femmes fortes la rapprochent indéniablement de son mari. Celui-ci produira pour elle Point Break et Strange Days, tout en écrivant également ce dernier. Son prochain projet personnel sera Terminator 2 : Le jugement dernier, suite des aventures de Sarah Connor campée par Linda Hamilton, sa quatrième épouse. Comme il l'avait prouvé avec ses films précédents, James Cameron est un pionnier des images de synthèse, repoussant toujours plus loin les limites du possible. Terminator 2 n'y fera pas exception. Pour un budget record à l'époque de 100 millions de dollars, cette nouvelle association avec Arnold Schwarzenegger rapportera plus de 500 millions de dollars à travers le monde, tant et si bien que lorsque l'acteur essuie un de ses premiers échecs avec Last Action Hero, c'est tout naturellement qu'il se tournera vers son réalisateur fétiche pour redorer son blason.
Après la tentative avortée de monter un film autour du personnage de Spider Man, avec l'autrichien dans le rôle du super-vilain, la troisième collaboration entre les deux hommes sera finalement True Lies, remake de la comédie française La Totale ! de Claude Zidi. Bénéficiant d'un budget bien supérieur, le film de Cameron multiplie les scènes d'action épiques, dans une ambiance bon enfant tranchant avec le reste de sa filmographie. Une partie des effets spéciaux numériques est pour la première fois assurée par Digital Domain, compagnie qu'il a fondée en 1993, et qu'il quittera en 1998.
1997 : Titanic
Article détaillé : Titanic (film, 1997).
Après une décennie passée à révolutionner les effets spéciaux et à monter des projets toujours plus novateurs, James Cameron n'est toujours pas comblé. Lors de la production d'Abyss, il a accumulé une abondante documentation à propos du destin tragique du Titanic. L'idée a fait son chemin, et il s'attelle à réaliser ce qui s'avèrera être le film de tous les excès. Co-produit par deux studios « frères ennemis », 20th Century Fox et Paramount Pictures, le film, budgété à 150 millions de dollars, en coûtera finalement plus de 200, un nouveau record, soit plus que le prix qu'avait coûté la fabrication du Titanic en son temps le paquebot étant reconstruit presque à l'identique. De nombreuses rumeurs circuleront sur ce film, notamment qu'il sera un gouffre financier, menant à une faillite certaine les deux studios qui en assurent le financement. James Cameron sera d'ailleurs obligé de sacrifier son salaire de réalisateur et son intéressement aux recettes afin de prouver sa foi dans le projet. Finalement, Titanic avait été le plus gros succès de l'histoire du cinéma avec plus de 1,8 milliard de dollars de recettes et le réalisateur en sera largement récompensé, financièrement d'abord, mais aussi par onze oscars dont trois pour lui-même (seuls Ben-Hur et Le Retour du Roi en ont obtenu autant).
Par la suite, James Cameron décide d'élargir ses visées avec la série télévisée Dark Angel pour commencer, qu'il produit et dont il réalise l'épisode final, puis avec une série de documentaires : Les Fantômes du Titanic dans lequel il expérimente le tournage en trois dimensions, Expedition: Bismarck sur un autre naufrage célèbre, Aliens of the Deep sur les étranges créatures des fonds sous-marins, et Volcanoes of the Deep Sea. Il fut même question qu'il embarque à bord d'un Soyouz russe à destination de la station Mir, épopée qu'il n'aurait sans doute pas manqué de filmer. En outre, il produira le film Solaris pour Steven Soderbergh, en sa qualité d'expert en science-fiction et en effets spéciaux.
En mai 2006 James Cameron revend à la firme d'investissement WyndCrest (dont fait notamment partie le réalisateur Michael Bay) Digital Domain, la compagnie spécialisée dans les effets spéciaux en images de synthèse qu'il avait co-fondée avec son collaborateur de longue date Stan Winston. Depuis sa création en 1993, Digital Domain aura notamment contribué à Apollo 13, Armageddon, Le Jour d'après, I, Robot ou encore L'Étrange Histoire de Benjamin Button, oscar des meilleurs effets spéciaux en 2009.
2009 : Le phénomène Avatar
Article détaillé : Avatar (film, 2009).
En 2009, il réalise le nouveau film le plus cher de l'histoire, Avatar, basé sur un scénario qu'il avait écrit au début des années 1990, mais qu'il n'avait pu tourner pour des raisons techniques. En effet, la rumeur de l'époque voulait que ce film nécessite la mise au point de personnages en images de synthèses photoréalistes (le titre sous-entend que ces trompe-l'œil seraient au cœur de l'histoire), chose alors impossible. C'est en découvrant le personnage en synthèse de Gollum du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson que Cameron se sent enthousiaste pour réaliser avec des effets spéciaux novateurs Avatar. Le long métrage de 2h42 sort en France le 16 décembre 2009. Douze ans après Titanic, Avatar devient le plus gros succès du réalisateur. James Cameron travaille en ce moment sur une adaptation des neuf premiers tomes du manga Gunnm (Battle Angel en anglais), sous la forme d'une trilogie. Ces films seront tournés en trois dimensions grâce aux technologies que Cameron a déjà expérimentées sur Les Fantômes du Titanic. Cameron mise sur le fait que d'ici à la sortie du premier film (estimée à 2009), de nombreuses salles de cinéma se seront équipées du matériel adéquat pour projeter ce type de métrage, et seront ainsi en mesure d'accueillir le fruit de son travail. Autre détail intéressant, l'héroïne de l'histoire (Gally) sera un personnage entièrement en images de synthèse. Ce film a permis à James Cameron de devenir le réalisateur le plus rentable de l'histoire du cinéma devant Steven Spielberg. Il pulvérise aussi son propre record de recettes avec 2 740 000 000 de dollars aujourd'hui et prend donc la place de Titanic dans le box office mondial.
Fin août 2010, Avatar sera de retour dans les salles de cinéma. En effet, cette "édition spéciale avatar" comprend des scènes supplémentaires, au total neuf minutes complémentaires au film de départ. Deux suites d'Avatar sont envisagées pour décembre 2014 et 2015, James Cameron est parti en réperage dans la forêt amazonniene auprès des Kayapos et du Chef Raoni alors qu'il avait prévu en premier lieu d'aller au Japon pour un repèrage maritime mais le tsunami a changé ses plans. De plus James Cameron a confirmé que la 3D serait superieure dans ce nouveau film à celle qu'on a pu voir dans Avatar.
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